Exposition du 3 mai au 2 juin 2012
Vernissage le jeudi 03 mai 2012 à partir de 19 heures
Juillet 2011 : je pars en Inde avec pour but la réalisation de deux sujets qui me tiennent à cœur : les Sadhûs qui forment un ordre vieux de plus de 4000 ans et la ville sainte de Varanasi (Bénarès), l’une des plus anciennes cités sans cesse habitée.
C’est lors d’un précédent voyage, bien trop court, que cette envie est née.
Les Sâdhus
Ils représentent 0,5 % de la population masculine indienne, sont très respectés car considérés comme des hommes saints ; on vient leur demander conseils et bénédictions.
Le but ultime de leur vie est d’atteindre le Moksha (libération du cycle des réincarnations) pour ne faire plus qu’un avec le Divin.
Les moyens employés sont fascinants et radicaux : quitter sa famille et ses amis, renoncer à tout confort pour épouser une autre vie, celle de l’ascétisme et du yoga ; et enfin, rétablir le lien entre l’âme et Dieu.
Le plaisir de tous les sens leur est proscrit, la méditation et les récitations de mantras rythment leur quotidien.
Le terme désignant cette méthode est sadhana « le moyen d’atteindre un but particulier » d’où le nom de Sâdhu.
Ils représentent pour moi le cœur de l’Inde, ce qu’elle a de plus beau et de plus mystique. Leur mode de vie archaïque est difficile à concevoir pour un occidental. La paix et la joie se lisent pourtant dans leurs yeux, me poussant à m’interroger davantage sur ma vie et sur notre société.
Varanasi
La ville de Shiva est l’une des plus saintes du continent. Chaque jour des milliers de pèlerins viennent se baigner dans les eaux du Gange afin d’êtres purifiés de leurs péchés. Mourir ici permettrait d’atteindre directement l’au-delà sans passer par le cycle des réincarnations.
Les ghats (escaliers utilisés pour descendre dans le Gange) sont des lieux de vie uniques où s’entremêlent la vie et la mort entre crémations, pujas et rires d’enfants.
La vieille ville est un labyrinthe où l’on se perd allègrement, où les vaches sacrées stoppent la circulation des piétons et des scooters. Dans chaque ruelle, on peut entendre des chants bouddhistes, un « Om namah Shivaya » prononcé par un sâdhu, croiser des enfants en uniforme se rendant à l’école, des mendiants, des lépreux…
Malgré une foule omniprésente et parfois assourdissante, cette ville dégage une énergie extraordinaire et positive.
J’y ai trouvé pour la première fois, un lieu où mon âme se sent en paix, un lieu où je me sens proche de l’humanité comme nulle part ailleurs.
Jean-Baptiste Nemri
Extraits de ballets classiques cambodgiens
12 avril 2012
Dimanche 15 avril 2012 à 17 heures
Extraits de ballets classiques cambodgiens
Compagnie Angkoran Dance en partenariat avec l’exposition “Annam” :
La compagnie de danse, Angkoran Dance, est née en 2010 d’une rencontre de 3 danseuses passionnées par l’art ancestral de la danse khmère. Cette compagnie reflète leur état d’esprit et leur aspiration : être libre de faire découvrir et partager cette passion dans le respect des traditions tout en apportant un peu d’eux et de renouveau.
S’il fallait résumer cette compagnie : l’envie de chacune de répandre les pétales de cet art à la fois parmi les novices et les expérimentés, tant dans sa pratique que dans l’univers mythologique et sacré qu’il amène.
Au fil de son existence, elle invite à danser avec elles des danseurs et danseuses partageant les mêmes désirs.
Ballet classique cambodgien :
Née à Angkor, il y a plus de mille ans, cet art, d’inspiration religieuse, n’était alors pratiqué que pour les Rois lors de cérémonies officielles et dans les temples. Plus de 4000 postures codifiées appartiennent au répertoire de base, et un apprentissage d’environ 10 ans est nécessaire avant de pouvoir se prétendre danseuse.
En 2003, le ballet Royal du Cambodge a été déclaré Chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’Humanité par l’UNESCO.
Aujourd’hui, la danse classique khmère donne vie aux sculptures des temples cambodgiens en mettant en scènes des personnages mythologiques tels que les apsaras (déesses célestes), les géants, singes ou sirènes.
Danses effectuées par ordre d’apparition :
La danse des souhaits (Choun Por) rehausse le caractère solennel de la fête. A cette occasion, très spéciale, les danseuses ont le grand plaisir de présenter leurs souhaits au souverain et à ses hôtes. “Puisse que cette pluie de pétales, jetée délicatement, vous apporte à jamais bonheur et prospérité”
Exécutée par Kim Lay.
Boung Soung est une prière, un appel aux “thevadas” ou anges, pour amener la paix, le bonheur et la protection divine. Traditionnellement dansée dans les grandes occasions au palais royal dans la plus stricte intimité, elle était exécutée par une danseuse vêtue d’un costume masculin blanc brodé d’or représentant ainsi le dieu androgyne Bhrama. Aujourd’hui, elle peut être dansée par plusieurs danseuses à la fois dans les rôles masculin, Neay Rong, et féminin, Neang.
Exécutée par Chang Thona et Kim Lay.
Les danseuses, à travers la danse Tep Monorom, implorent auprès des dieux la prospérité et le bonheur. Par une impulsion surnaturelle, leur danse devient celle des apsaras célestes, elles comprennent alors que leurs prières ont été exaucées.
Exécutée par Sobotra et Kim Lay.
Jeudi 12 avril 2012 à 20 heures
Lecture des extraits du récit de voyage
La Fiancée du bout du Monde de Yanna Byls
Avec Pénélope Perdereau, Olivier Boudrand, Isabelle Fruchart, et Anne-Sophie Reinhardt
Les comédiens et l’auteure sont habillés par la créatrice Pauline Pô
Ce récit raconte une errance fabuleuse d’un voyage au long cours sur les terres asiatiques à la recherche de mariages traditionnels et de rituels nuptiaux. L’auteure nous fait partager avec poésie et passion ses péripéties rocambolesques à travers sept pays ; tantôt seule, tantôt accompagnée de son fiancé qui la conduira comme par enchantement vers de multiples noces comme une promesse d’amour à renouveler à l’infini. Au hasard du chemin et selon les cultures traversées, ils s’épousent à la mode locale en respectant traditions et prières, comme une plongée au cœur de rites millénaires. Ils découvrent avec une joie ivre les cérémonies d’union des Mariés d’Asie, sont invités à des noces insolites, recueillent des histoires puis reprennent la route comme des vagabonds illuminés par les splendeurs du monde. Au gré du vent et portés par la fascination de l’ailleurs comme source d’inspiration, les fiancés du bout du monde égrènent une palette d’aventures extravagantes, qu’ils traversent à moto les hauts plateaux aux jungles impénétrables au sud du Laos ou qu’ils pérégrinent sur une île reculée de l’Océan Indien au large de Sumatra. Cette quête spirituelle comme esthétique les conduit de rencontres en révélations avec comme fil rouge le mariage, décliné aux couleurs et saveurs du monde. L’écriture devient alors une incarnation intime et exaltée, un ressac entre l’exotisme étonnant d’un voyage vers l’inconnu et le regard sensible de l’auteure qui nous dévoile les émotions de ses lunes de miel. Comme un chant sacré, cette histoire nous révèle les beautés des cultures ancestrales, la magie de la route, comme aussi quelques secrets des époux d’Asie.
Exposition de photographies
1 avril 2012
Exposition du 5 avril au 28 avril 2012
Vernissage le jeudi 5 avril 2012 à partir de 19 heures
Exposition “Annam” de Yoann Mouchonnet
Formé au métier de costumier, Yoann Mouchonnet travaille durant une quinzaine d’années pour le spectacle vivant, dans des troupes comme au théâtre du Châtelet. Il réalise entre autres des costumes dans le style de divers époques, sans jamais copier de modèle, mais en créant un vêtement ou un accessoire à partir d’un tissu ancien ou plus récent. Partant à la chasse au trésor, il chine (« la vrai chine ») dans les brocantes ou vide-greniers tous les petits morceaux de passé auquels il va donner une seconde vie par la création de costumes. De cette recherche infinie, il glane de multiples accessoires de mode et aussi une collection de costumes provenant des colonies d’Asie crée par les “annamites” pour une clientèle européenne coloniale. Parallèlement, Yoann initie un travail photographique en collaboration avec des artistes d’origine vietnamienne, ce qui le met sur la voie d’unir sa passion du costume ancien au temps des colonies d’Asie. Il offre à sa quête une expression photographique, en redonnant vie à une foule d’objets d’antan par le biais de l’image. Ces photographies traduisent un fascinant mélange des cultures françaises et asiatiques où se côtoient l’artisanat, la mode, les peuples et les traditions. Comme dans un théâtre de carton-pâte, nous voyageons à différentes époques de la colonie, à travers un spectacle magique qui nous révèle des sensations d’une Asie oubliée. L’exposition « Annam » retrace cette aventure esthétique au cœur de cultures aux antipodes qui se rencontrent par-delà le temps et les clichés. Ce travail ethnographique et visuel a été réalisé en collaboration avec les photographes Alexande Guys et Gregory Tran.
Annam: ” le Sud pacifié “Ce nom fut donné par la dynastie chinoise des Tang (618 - 907) à un pays qu’elle colonisait, et qui est devenu le Viêt Nam actuel.
Exposition “Les Mariés d’Asie” de Yanna Byls
Vous est-il déjà arrivé de vous marier à la chaîne, comme l’expression d’un rêve ou d’une folie ? En changeant à chaque fois de costume, de coutume, de rituel, de lieu, d’époque… ? Mais bien sûr toujours avec le même homme ? Elle s’appelle Yanna. Il s’appelle Bastien. Ils se sont mariés. En Thaïlande, au Cambodge, au Laos, en Malaisie, à Hong Kong, et en Indonésie. Et ce n’est pas fini : leurs noces s’égrènent à l’infini aux quatre coins du monde.
Yanna Byls, en écrivaine-voyageuse prépare en 2010 un périple au long cours sur les terres asiatiques en quête de noces traditionnelles et de rituels de mariage pour l’écriture d’un récit de voyage » La Fiancée du bout du monde » Elle initie seule le voyage en joyeuse nomade en quête d’inspiration. Cependant son fiancé resté à Paris désire la rejoindre aux confins du monde et l’épouser selon les modes locales et les rites rencontrés. La fin de la mousson approche et avec elle la saison des mariages. Quelle formidable coïncidence! Les fiancés sillonnent alors les sentiers de l’Asie, baignés par une brûlante romance. Cette exposition témoigne des mariés rencontrés en chemin et de leurs unions, hommages aux peuplades traversées. Elle raconte cette errance merveilleuse parsemée de mariages traditionnels, comme aussi leurs unions insolites à la mode d’Asie. Les images retracent ce périple extraordinaire dans une note poétique aux saveurs sucrées. Une lucarne s’ouvre sur un univers de féerie flamboyant de couleurs avec pour point d’orgue l’Amour dans son expression la plus exacerbée, partagé entre l’extase et l’harmonie. L’écriture de voyage comme les images d’ailleurs sont un vecteur de surprise et d’émotion. C’est ce que Yanna désire offrir, une vision originale d’une aventure vagabonde, un brin de rêve d’un monde fabuleux en voie de disparition. Les photographies « des Mariés d’Asie » révèlent des bribes de cette quête enchanteresse et teintée de magie. De courts textes poétiques accompagnent les images afin de proposer au spectateur une envolée vers un monde pimenté et vibrant, une invitation au cœur d’un songe. Le mariage serait-il devenu le symbole de l’unicité des tribus du monde comme une métaphore de l’Amour universel ?
Cette exposition a été conçue et réalisée en collaboration avec le photographe Olivier Bernacchi.
Exposition de peintures de Yi Myung Rim
27 février 2012
Vernissage le 1er mars 2012 à partir de 19 heures
Exposition du 1er mars au 31 mars 2012
Les œuvres de Yi Myung Rim nous parlent d’une nature toujours sur le point de naître, sur le point de devenir. La beauté semble éclore à l’instant même du regard. Des fragments de monde remontent à la surface du tableau, nous interrogent, nous font signe sans jamais se figer.
Le rythme et le mouvement sont des données essentielles du travail de cette artiste. Ils prennent corps sur la toile, enregistrant les battements d’un univers en perpétuel devenir. Toute la beauté et la fragilité premières. Oui, ces œuvres nous touchent parce qu’elles ont cette fragilité et qu’elles murmurent à notre oreille la langue secrète des origines.
L’invention surgit de la matière. Yi Myung Rim travaille à l’encre de Chine mais aussi à partir d’éléments naturels, peut-être cueillis au cours de promenades, qui se donnent soudain à voir et à rêver sous un jour inédit, nous livrant toute leur poésie.
S’ébauche alors sous nos yeux le poème de la naissance, de la pluie, des branches, des graines, de la terre, de cent fleurs, de tout ce que le monde contient de secrète harmonie. Et l’on ne sait plus si l’on est en présence de la pluie ou du rêve de la pluie, d’un papillon ou du rêve d’un papillon… Le tableau a tissé des liens presque charnels entre la matière et le rêve qu’elle engendre.
On entre avec Yi Myung Rim dans l’imaginaire de la matière.
(Texte de Jean-Christophe Ribeyre)
Le rêve d’un papillon
Pour Yi Myung Rim
Les premiers pas
de la beauté, le
rêve d’un papillon,
et ce n’est que paupière,
timide offrande de
lumière
qui s’éteindrait
peut-être
au feu du petit jour,
l’étoffe blanche
toujours recommencée
qui faiblement
battait,
on entre,
on prend refuge
dans le peu de poids
du monde
et des instants qui
s’ouvrent.
(Poème de Jean-Christophe Ribeyre)
Expo photo Népal - Antoine Roulet
24 janvier 2012
EXPOSITION KIF NEPAL
Photos d’Antoine Roulet
du 26 janvier au 25 février 2012
Vernissage le jeudi 26 janvier 2012 à partir de 19 heures
et le dimanche 29 janvier 2012 à partir de 15 heures
Je suis allé au Népal deux fois trois semaines, en janvier et avril 2011, dans le cadre d’un projet collectif avec huit photographes : quatre Européens, trois Népalais et un Chinois, en vue d’éditer un livre de photographies sur Lumbini, le lieu de naissance de Bouddha, dans le Sud du Népal. Ce livre, co-édité par ALLIANCE et l’UNESCO sortira fin 2012.
J’ai profité de mes séjours sur place pour réaliser des photos plus personnelles qui sortaient du cadre de la commande. Ce sont ces photographies qui font l’objet de l’exposition KIF NEPAL.
Le Népal est un pays à multiples facettes. Loin de l’image des baba-cools des années 70, le tourisme est désormais principalement constitué de treckeurs qui tentent de se mesurer à l’Everest ou l’Annapurna. La montagne est omniprésente, toujours en toile de fond. Mais je me suis davantage intéressé aux gens qu’aux paysages. Les Népalais adorent être pris en photo. Un régal pour un photographe ! Je m’en suis donné à cœur joie, sillonnant le pays et faisant de beaux clichés et de belles rencontres…
L’aspect religieux du Népal est incontournable, c’est un pays essentiellement hindouiste. Ganesh, la divinité des Arts et de la Réussite m’a soutenu et protégé ! Le pays accueille aussi de nombreux réfugiés Tibétains et le bouddhisme y tient une place particulière que l’on retrouvera dans cette exposition.
Photographie et voyage sont indissociables pour moi. J’ai pas mal baroudé ; le Népal est le 42ème pays que je visite. C’est peu sur 193 Etats membres des Nations Unies, mais c’est relativement important au regard de ce que la moyenne de nos concitoyens a la chance de visiter. A chaque fois, j’aime prendre mon temps, aller à la découverte de la culture comme de la cuisine locales, partir seul, ce qui permet d’entrer plus facilement en contact avec la population et de découvrir un pays par l’intérieur…
Antoine Roulet
Toutes les photographies exposées sont éditées en série limitée à 7 exemplaires, quelque soit le format. Les tirages sont contrecollés sur support aluminium. Chaque exemplaire est titré, numéroté de 1 à 7, daté et signé au dos.
Concert de Jazz
20 janvier 2012
Lecture du littérature coréenne
12 janvier 2012
La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à une lecture de littérature coréenne le dimanche 15 janvier à 17 heures.
Lecture par Françoise et Philippe Nottin.
La Corée romancière à travers :
“Le vieux jardin” de HWANG SOK-YONG (né en 1943),
“La vie rêvée des plantes” de LEE SEUNG-U (né en 1959),
“Le poète” de YI MUNYOL (né en 1948).
Participation aux frais : 5 euros
Exposition de gravures - Hyun Jeung
4 décembre 2011
Vernissage jeudi 8 décembre 2011 à partir de 19 heures
Exposition du 7 décembre 2011 au 21 janvier 2012
(fermé du 22 décembre au 10 janvier)
ouvert les mercredi de 18h à 21h et samedi de 14h à 20h
La première chose qui étonne dans l’oeuvre de Hyun, c’est que chaque tirage est fondamentalement et délibérément unique. Pourtant, la gravure est traditionnellement une technique de reproduction. Pour Hyun, elle est au contraire un véritable art du processus qui, paradoxalement, donne à voir les variations à travers la répétition.
L’observation des étapes de la gravure révèle un étonnant foisonnement d’espaces-temps où l’inattendu, l’indéterminé viennent infléchir la trajectoire de la technique. Par exemple, le contact de la matrice et du papier, loin d’être un simple transfert d’image, offre un champ de fluctuations qui, pouvant être perturbatrices, sont parfois créatrices. L’épreuve possède donc deux composantes : ce que l’on a prévu et ce qui ne peut l’être. Une des clés du travail de Hyun consiste à ménager des espaces où ces fluctuations peuvent s’exprimer. Elle laisse ainsi place à une force qui n’agit que lorsque l’artiste se retire: celle du Vide.
Graveur et céramiste, Hyun expose régulièrement en France, en Corée et en Tunisie. Plusieurs des ses oeuvres ont été acquises par la Bibliothèque Nationale de France et le Ministère de la Culture tunisien. Elle a été sélectionnée pour les prix GRAV’X 1995 et 2007 et lauréate du premier prix de gravure du Salon des Artistes de la Mairie de Paris 2002.
Hyun a grandi en Corée avant de venir en France pour étudier les beaux-arts à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, où elle obtient un Doctorat en Arts Plastiques. Elle participe par ailleurs à des ateliers de gravure aux Beaux-Arts de Paris - notamment avec Jean-Pierre Pincemin. Elle a aussi étudié des techniques de gravure à l’eau à l’université des Beaux-Arts de Beijing.
Carte blanche à Aziart
31 octobre 2011
Photographies de Kaixuan Feng, Iku Kageyama et Philippe Timmerman
Vernissage le jeudi 3 novembre à partir de 19 heures
Exposition du jeudi 3 novembre au samedi 3 décembre 2011
« Carnet d’adresses », Kaixuan Feng:
Chaque année, le 26 Octobre, l’artiste chinoise Kaixuan Feng renouvelle son titre de séjour.
En 2010, une fois son diplôme obtenu, le renouvellement de ses papiers se fait plus difficile. Grâce aux actions d’un comité de soutien, elle continue de vivre et travailler en France sous réserve d’exercer une profession libérale générant un chiffre d’affaire de 16 125 € par an.
Cette situation a inspiré ce projet. Lorsque l’on vit dans un pays étranger, on y est installé de façon temporaire. Ces circonstances génèrent une impression d’inconstance voire d’errance. ” Les objets que j’utilise chaque jour ne m’appartiennent pas réellement. C’est comme si tout ce qui m’entoure était emprunté. Le jour où je quitte le pays je dois tout laisser, n’emportant qu’une valise. ” C’est pour partager ce sentiment de dépossession qu’elle souhaite réaliser ce projet. Les différentes phases représentent le temps qui lui est accordé, le temps rythmé par un compte à rebours.
Acte 1 : « L’emprunt » Exposition d’objets, installation, La Condition Publique à Roubaix, mai 2011
Dans une salle d’exposition, elle a exposé publiquement tous les objets qu’elle possède depuis son arrivée en France il y a cinq ans. Pendant une semaine (la durée de l’exposition), elle a proposé aux visiteurs d’emprunter un objet et de l’utiliser. Elle a donné rendez-vous à plus de cent visiteurs qui ont “adopté” ses affaires, pour se retrouver six mois plus tard (période d’expiration de son titre de séjour temporaire où elle attend une réponse de la part de préfecture) pour qu’ils lui restituent l’objet prêté.
Acte 2: «Toujours être ailleurs, jamais être chez soi» Performances
Alors que le public lui a emprunté tous ses objets, son appartement s’est vidé.
Chaque soir elle part avec sa valise et une adresse pour passer la nuit chez une personne. Le lendemain elle aura une nouvelle adresse indiquée par la personne qui l’a accueillie la veille.
Acte 3 : « Vivre de l’art » Peintures, photos
Pour répondre à l’exigence du chiffre d’affaire imposé, elle a travaillé en tant que professeur de chinois, de calligraphie, de peinture, comédienne, metteur en scène, scénariste, styliste, modèle, animatrice, interprète, retoucheur photo, Zbrusher 3D film d’animation… Lors de l’exposition finale, elle exposera l’ensemble de ses fiches de paye.
Afin de « rendre hommage » à la performance de son voyage d’errance (Acte 2), elle a réalisé une série de photos chez les personnes qui l’ont accueillie. Elle a posé dans le décor des chambres de ses hôtes. L’intention de l’artiste a été de trouver une esthétique à la frontière du reportage et de la mise en scène, ces « reconstitutions du réel » sont à vendre. Cela lui permet de vivre indirectement de ses performances.
Une sélection des photographies est présentée à la galerie Impressions. La totalité des photos sera exposée avec des peintures, installations, vidéos, objets, reprenant les traces de ses performances réalisées durant les six derniers mois , du 3 décembre 2011 au 29 janvier 2012 à Villeneuve-d’Ascq.
Kaixuan Feng a commencé à faire de la peinture à l’âge de 5 ans. Après 4 ans d’études à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts en Chine, elle est venue en France afin d’apprendre l’art contemporain et l’art conceptuel. Dans son travail, elle cherche à créer des passerelles entre l’art et la vie et à atteindre une esthétique relationnelle .
« Voyage incrusté », Kaixuan Feng :
Sa réflexion tourne autour de la métaphore entre l’incrustation d’image et l’intégration dans un pays étranger : « m’intégrer dans un pays étranger, c’est incruster ma propre image dans une autre image: modifier, transformer, déplacer, recadrer, sélectionner, inverser, masquer, balancer, contraster, saturer, teinter, colorer, gommer, convertir, filtrer, associer, dissocier, verrouiller, magnétiser, fusionner… ».
En utilisant des images libres de droit qu’elles retravaillent, elle échappe aux contraintes de temps et d’espace. La question posée est alors la suivante : y-a-t-il un pays hors territoire à partir duquel voyager à l’étranger n’a plus de sens ?
« Re-birth » Iku Kageyama
La série « re-birth » parle des gens qui vivent leurs vies en suivant des voies différentes, en faisant des choix qui conditionnent leurs prochaines étapes , ils se battent pour se frayer un chemin dans des endroits où ils pourraient bien s’être perdus. Ils réalisent qu’ils peuvent renaître s’ils vont jusqu’au bout de leur combat. Les images renvoient aux sensations passées et présentes de personnages dans un même lieu , qu’ils ont choisis car ces derniers contiennent des souvenirs marquants, voir inoubliables. Et donc, en revisitant ces lieux, les souvenirs reviennent en surface; ils peuvent ainsi ressentir le contraste entre leur passé et leur présent.
« re-birth » is about modern people, who are finding different ways to live their lives. It is about people who are trying to come out of their shells, and take the next step away from their struggles with withdrawal at the important stages of their lives. Even if they do not continue going ahead, they are reborn once they have found their way.
« re-birth » is an internal experience that doesn’t happen before the naked eyes ; therefore, Iku Kageyama tried to express « re-birth » through modern photography.
Iku Kageyama habite Paris et New York. Elle a exposé à Paris, Lyon, Lille, New York, Tokyo et Washington. Iku a publié deux livres « who am I ? » et « Re-birth », en vente à la galerie Impressions.
« Calligraphie » de Philippe Timmerman
La photographie est étymologiquement tracé, écriture avec la lumière.
Les corps sont sculptés, écrits par les joies, les souffrances, les blessures, les cicatrices, les rides du temps, les rencontres, la caresse du toucher… L’empreinte du geste confirme que « le plus profond est la peau ».
Faire surgir de l’ombre, des corps, les réécrire, mettre en évidence les rapports de ces corps avec l’écriture, la calligraphie, avec cet ensemble de signes qui renferment les secrets des différentes cultures.
D’autre part, la nature, les éléments du paysage nous offrent de nombreuses évocations anthropomorphes, arbres, galets… aussi le désir de confrontation des visages, des corps avec le végétal, le minéral est fort.
Nous vous invitons à rentrer dans ce jeu de circulation de signes.
Philippe a exposé dans diverses galeries en France ( Paris, Lille, Lyon ) et en Europe , aux transphotographiques et au MOIS OFF de la photo PARIS 2008… Ses tirages sont dans la collection du Centre Régional de la Photographie du Nord Pas de Calais et dans le fonds du centre d’art du bord de la Marne. Dépôt BNF Paris .
Philippe a publié un livre d’artiste « calligraphie » et un livre d’artiste « totem » .
Lecture de contes par Sarah de Caumon
13 octobre 2011
Lecture de contes par Sarah de Caumon - dimanche 16 octobre à 17 h.
L’ombre recèle la lumière, la lumière révèle l’ombre. Loin d’être ennemies, c’est au contraire de leur dialogue amoureux que naît la vie et les chemins multiples que nous parcourons.
La vibration de la voix donne chaleur et animation à ce cœur-à-corps.
Quelques pépites extraites du “Traité des pigments précieux” ainsi que trois contes nous emmènent en ballade sur les sentiers de notre humanité.
Minéraux en poudres, poussières d’étoiles…
2 octobre 2011
Peintures de Caroline Besse et Yiching Chen
Vernissage le jeudi 6 octobre 2011 à partir de 19 heures
Exposition du 6 au 29 octobre 2011
Peinture sacrée de Caroline Besse
“la plénitude du Souffle vital des Bouddhas et Bodhisattvas”
Parallèlement à son activité de peintre muraliste, Caroline Besse étudie depuis 2002 la Médecine Traditionnelle Chinoise, la calligraphie monastique ainsi que le Dharma auprès de maître Kar Fung Wu, selon la tradition du Bouddhisme Mahayana Chan du Sud, dite de “la simplicité du coeur”.
Ses multiples séjours au monastère chinois de Bodhgaya, en Inde du nord, lui ont permis de comprendre et d’apprécier les codes de représentation de la peinture sacrée bouddhiste chinoise.
Elle intègre ainsi à son travail de peintre les particularités de ces disciplines et développe un travail sur les qualités curatives de la peinture sacrée.
De riches échanges se créent avec les thérapeutes de la médecine douce, sensibles à la justesse des lignes de force corporelles représentées et permettent ainsi de personnaliser les peintures, réalisées sur murs, toiles ou papiers.
Caroline utilise des matériaux choisis pour leurs qualités vibratoires tels que des pigments naturels, des pierres semi-précieuses broyées et des papiers précieux.
Elle partage aujourd’hui son expérience en peinture sacrée en animant des ateliers, en province et à Paris.
“Par leur simple contemplation, les postures tracées des Bouddhas et Bodhisattvas, imprégnant notre corps, donnent à ressentir la pleine circulation du Souffle vital et bonifiant: nos lignes de force se réajustent…
Par la résonance, les couleurs si nuancées et les qualités spécifiques des minéraux en poudre tels que les lapis-lazuli, malachite, azurite, hématite, calcite, cinabre et orpiment viennent oeuvrer en nous.”
Nihon-ga, un art ancestral du Japoin - Yiching Chen
“Epanouissements au coeur du monde végétal”
Yiching CHEN
Master de l’Institut des Beaux-arts à l’Université des arts de Kyoto (Japon)
Professeur au Musée national des arts asiatiques Guimet
Membre de la Fondation Taylor
Née à Taïwan. Au cours de ses études universitaires, elle s’initie en 1998 à la peinture japonaise traditionnelle, le nihon-ga. Elle découvre dans cette discipline le moyen de partager son sentiment profond et fait corps avec elle. Reconnue dès ses premières oeuvres lors d’expositions à Taïwan, elle décide d’en faire son métier.
Acceptée à la prestigieuse Université des Beaux-arts de Kyoto, Yiching bénéficie de l’enseignement du grand maître Takao Yamazaki. Au cours de ces études, elle reçoit de nouveau plusieurs récompenses et distinctions dans des expositions japonaises. Elle remporte en particulier le grand prix du musée Shohaku en 2003 avec le tableau « Potiron », sous la présidence de Atsushi Uemura, peintre éminent qui remarque son travail et l’accueille dans son domaine. Elle réalise sa première exposition personnelle à Kyoto en 2004, puis décide de rejoindre la France pour étudier l’art occidental et puiser dans celui-ci de nouvelles influences.
A Paris depuis 2007, Yiching a réalisé plusieurs expositions personnelles et participé à différentes manifestations artistiques, notamment au Salon des artistes français dont elle a obtenu en 2008 la médaille de bronze. En marge de son activité de création, elle oeuvre également à faire partager sa passion en dispensant une formation au nihon-ga.
Lorsque le Japon lance sa réforme culturelle et politique au VIIe siècle, des étudiants envoyés en Chine véhiculent à leur retour la littérature et les arts de la puissante dynastie Tang. C’est ainsi que le portrait coloré des bouddhas, des femmes et le thème de la nature commencent à exercer leur influence sur l’art japonais, qui se les réapproprie progressivement à partir de sa propre sensibilité. Ce sont ensuite des artistes talentueux (famille Kano, Ogata Kôrin, Yokoyama Taikan, famille Uemura), qui en développent la singularité. Il faut pourtant attendre le XIXe siècle et l’ère Meiji pour que l’ouverture culturelle, accompagnant la modernisation du pays, se double d’un repli identitaire qui fait émerger la notion de nihon-ga (peinture japonaise, par opposition à la peinture occidentale dite yô-ga).
La technique traditionnelle et ses outils font appel à des matériaux puisés dans les règnes minéral, végétal et animal. Des pigments sont mélangés avec un gel organique et dilués avec de l’eau. La peinture ainsi obtenue est appliquée sur un papier marouflé sur panneau bois, sur de la soie ou sur du bois.
Les pigments sont fabriqués à partir de roches principalement, mais aussi de terres, d’insectes ou de plantes, réduits en poudres de différents calibres. Par exemple le bleu est tiré de l’azurite ou du lapis-lazuli, le blanc est obtenu à partir de coquillages, le vert-de-gris est issu de la malachite, tandis que la cochenille produit le carmin, l’indigo un bleu, etc. Tout comme dans les fresques de l’Égypte ancienne, un liant est utilisé pour fixer ces couleurs. Au Japon, il est fabriqué à partir de la gélatine contenue dans la peau et les os des animaux, dans les cartilages des poissons ou encore dans les algues.
Exposition “Souvenirs Epanouis” de FAN Xueyi
5 septembre 2011
La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à l’exposition d’encres et peintures de FAN Xueyi : “Souvenirs épanouis“. Exposition du 8 septembre au 1er octobre 2011.
Vernissage jeudi 8 septembre 2011 à partir de 19 heures
Mon histoire, mon art
Je suis née dans le Nord-Est de la Chine, à la frontière avec la Russie, dans un lieu de la province du Heilongjiang appelé « Le Port des quatre saisons ». Mon père était un simple ouvrier, quant à ma mère, elle a commencé à souffrir d’une grave maladie mentale peu après ma naissance. J’ai quatre frères et sœurs, nous étions donc sept à la maison et très pauvres, la vie n’était pas facile. Nos moyens de subsistance étaient trop limités pour que je puisse aller à l’université, d’ailleurs je n’ai pas beaucoup fréquenté l’école, je ne suis entrée en primaire qu’à l’âge de onze, et uniquement parce que le jour où je me marierais, il faudrait que je sois capable d’écrire mon nom dans le livret de famille.
Le souvenir que je garde de mon enfance, c’est d’avoir cherché ma mère. Eté comme hiver, quelle que soit la saison, il fallait tout le temps qu’elle s’enfuie dans la nature, et j’étais sans cesse à essayer de la retrouver. Pendant ces recherches, je comptais le pas des saisons, suivais du regard les nuages en partance pour le lointain. Le parfum des herbes m’était plus familier que le langage des humains, la beauté des libellules ou des gouttes d’eau plus émouvante que leurs danses. Les lys des vallées, la neige l’hiver dans les forêts m’ont entendue l’appeler. Jamais, en aucune manière, je ne me suis sentie mal à l’aise ou inquiète dans la nature, spontanément j’enregistrais le réconfort qu’elle m’apportait. Je savais que les joies mélancoliques sont inoubliables, que le vrai bonheur est intérieur. Chérir le langage de l’univers, aller au-delà des incertitudes de la réalité, c’est ainsi, de manière naturelle, que j’ai commencé d’écrire. J’en remercie ma mère : ses problèmes m’ont fait connaître ce monde-là. C’est en la cherchant dans le sein de la mère nature que j’ai accompli la partie la plus importante de mon éducation et de mon édification spirituelle.
Le courage et l’enthousiasme accumulés pendant ces années d’enfance m’ont soutenue lorsqu’en 1997 j’ai quitté, seule, ma lointaine région frontalière et suis venue m’établir à Pékin. Pour vivre j’ai été vendeuse de meubles, serveuse de restaurant, j’ai travaillé dans la publicité, mais jamais, en aucune circonstance, je n’ai oublié l’art et la poésie.
Dans un magazine récupéré sur un tas d’ordures, j’ai lu Tagore et compris qu’il disait la vérité de la nature.
Sur la terre enneigée de mon pays natal, quand pour la première fois j’ai entendu à la radio Le Beau Danube bleu, j’ai pressenti que la musique classique était une musique divine.
Entre les pages d’un livre consacré à Xu Wei –cadeau d’un ami— j’ai vu toute la poésie de la peinture traditionnelle chinoise.
La vie a été mon professeur, la nature a guidé mes actions.
J’ai choisi Paris comme première étape de mon voyage en Europe parce que c’était la ville de mes rêves. La ville de Duras, que j’aime tant, et qui avec sa clairvoyance et ses non-dits m’a appris à penser autrement.
Dans le Champ de blé aux corbeaux de Van Gogh, j’ai retrouvé le désespoir et l’obstination de ma mère. Dans les tableaux de Renoir et de Monet, lu les crépuscules et les aurores du pays natal.
Je voudrais, comme Esméralda, porter à boire à Quasimodo.
A chaque minute, à chaque seconde, je sens le monde en train de me donner.
Mon histoire, je la raconte aujourd’hui à travers des médias variés et sur le mode d’expression qui est le mien en tant qu’orientale, pour la partager avec vous. Je veux dire qu’aussi dure soit l’existence, je sais qu’il y a en ce monde la beauté des fleurs qui s’épanouissent, et des délices qui soufflent dans le vent.
Rencontre avec Florence Strigler à l’occasion de la sortie de son livre : “L’alimentation des Laotiens”
22 juin 2011
A l’occasion de la parution du nouveau livre “L’alimentation des Laotiens.
Cuisine, recettes et traditions au Laos et en France”, la Galerie Librairie
IMPRESSIONS vous invite à venir découvrir le livre et rencontrer l’auteure
Florence Strigler.
Mercredi 29 juin à partir de 19 heures.
Résultat de dix ans d’enquêtes au Laos et auprès des familles lao vivant en
France, l’ouvrage aborde l’alimentation lao dans toutes ses dimensions,
aussi bien culinaires que nutritionnelles, sociales ou religieuses.
À travers l’alimentation, c’est la culture d’un peuple que l’on découvre, ici celle des Lao, ethnie majoritaire du Laos. L’alimentation est une porte d’entrée qui se situe dans le concret des aliments et des techniques culinaires, mais qui s’ouvre aussi sur un monde de symboles, de croyances, de conceptions de la vie. Elle entretient des liens étroits avec la médecine, la religion, les grandes étapes de la vie et de la mort.
Acte banal et quotidien, il n’en est pas moins d’une grande complexité. Ses modalités obéissent à des déterminismes multiples, aussi bien d’ordre biologique que d’ordres culturel, économique, technique, etc. Une approche multifactorielle est donc indispensable si l’on veut comprendre comment se construit l’identité alimentaire. Des jeux complexes d’influences entrent en ligne de compte : effets historiques, générationnels, géographiques, migratoires et sociétaux.
Jusqu’à une période récente, la cuisine lao a traversé les siècles relativement inchangée. L’intégration progressive du Laos dans les échanges internationaux est en train de bouleverser les modes d’approvisionnement alimentaire des familles. Les villes et les villages situés près des axes routiers (ce qui est le cas de la plupart des villages lao) entrent de plain-pied dans une société de consommation, avec des conséquences notables en termes de mode de vie et de santé.
En France, la diaspora lao s’attache à conserver “la tradition”, et l’alimentation en est l’un des supports privilégiés. Parmi les croyances et les pratiques alimentaires traditionnelles, certaines persistent alors que d’autres sont rapidement abandonnées et que d’autres encore se modifient. Les enfants nés en France ont des besoins et des désirs qui induisent de nouvelles habitudes alimentaires au sein des familles, sans occulter cependant des marqueurs identitaires forts.
Exposition Hyun Jeung
18 juin 2011
Prélude à une brise d’été
Exposition du 25 juin - 20 juillet 2011
vernissage le samedi 25 juin à 17h
”Ferme les yeux. Essaie de ressentir… Une infime caresse de l’air sur la peau, presque imperceptible. Une légère fraîcheur… tu peux l’apprécier, si tu essaies”.
Ainsi me parlait ma mère alors qu’enfant j’étouffais sous la chaleur, cette chaleur pesante de l’été coréen, de mon pays. Alors je m’allongeais… Je respirais doucement, attentive. Même à ce jeune âge, je crois que je saisissais ce qu’elle voulait dire… Attendre et écouter ces choses insaisissables, parfois mouvantes et dansantes m’émerveille. Ce vent immobile qui s’apprête à souffler. Cette lumière qui bientôt chatoiera sur mes paupières, mais dont l’ocre pour l’heure semble immuable.
J’aimerais que mes gravures puissent dire un jour cet espoir, ce prélude à une brise d’été qui rafraîchit le corps et apaise l’esprit. Même si la brise en se levant change de cap, et me mène vers un horizon inattendu, imprévisible, mystérieux…
Savez-vous par où soufflera le vent de décembre?
Exposition “Happy Inde” de Simon
8 juin 2011
Vernissage vendredi 10 juin à partir de 19 h
Concert de musique indienne à 20 h avec Rishab Prasanna, flûte bansuri et Matthias Labbe, tabla.
La galerie librairie IMPRESSIONS vous invite à une rétrospective du travail de Simon sur l’Inde, échelonné sur quinze ans depuis son premier voyage en Inde qui lui a inspiré “”Au corps de l’Inde - salué par la presse à sa sortie en 1996, jusqu’en 2007, date de la publication de ”Dans les mains du soleil”, et à laquelle son travail de peintre s’amplifie sous forme de peintures à l’huile de grand format.
Le temps d’un week-end (vendredi 10 à partir de 19 heures et samedi 11 et dimanche 12 de 14 h à 20 h), vous pourrez vous (re)plonger dans cette somptueuse galerie d’images de l’Inde et être happés par les teintes flamboyantes de ses tableaux !
Simon signera à la galerie tout le week-end ses deux livres “Au Corps de l’Inde” et “Dans les mains du soleil”.
Evénement qui sera aussi rythmé par un concert de musique indienne lors de la soirée de vernissage et d’une lecture-performance à haute voix des textes de son livre, ”Dans les mains du soleil”, par l’auteur lui-même le samedi soir à 18 h.
L’exposition sera également ouverte au public les mercredis 15 et 22 juin de 18h à 21h et le samedi 18 juin de 14h à 20h.
Simon
L’œuvre de Simon, écrivain, peintre et voyageur, est une célébration du mouvement.
Mouvement dans l’espace (voyages ici et ailleurs), mobilité dans les formes créatrices (dessin, peinture, roman, cinéma, récit de voyage, etc.) autant que mouvement intérieur : son travail accompagne les métamorphoses de l’être.
Naissance en Bretagne (1961) et lecture précoce de Jules Verne : d’emblée un pacte est signé avec le départ. Eveillé aux arts par ses parents dès l’enfance, il sait à 12 ans quel sens aura sa vie : conquérir la liberté par l’acte créateur.
Après ses années de formation, où il ne tient pas en place et touche à tout, sa vie se resserre : peinture et littérature, désormais, sont les deux rames essentielles de sa barque. Il navigue de la littérature à la peinture au gré des « vents intérieurs », acharné à briser les entraves et les enfermements de son temps.
Il partage son temps entre le travail d’atelier et les voyages - atelier ambulant.
En 1996, c’est la révélation : un voyage de six mois en Inde. «La seconde vague de ma vie commence ». L’axe Orient Occident devient une colonne vertébrale de son travail. Il se concentre sur la question humaine ; Simon explore désormais l’homme contemporain à travers le corps : corps voyageur (nomades) corps d’ici et d’ailleurs (Portugais, Indiens, Chinois) corps précaire (Emmaus), corps communs (groupes humains), corps érotique (nus), corps…
Avec le temps, l’œuvre de Simon devient toute entière une célébration du pluriel.
Ses peintures et ses textes puisent leur suc dans les expériences vitales, d’où une production protéiforme : romans, livres pour enfants, séries de peintures (- Erotiques - Nus - portraits - œuvres politiques - poètes chinois - oeuves sur l’Inde), livres d’art avec le poète Patrick Audevart (Talismans, Nus, puissance deux) et carnets de voyage, où l’image et le texte s’entrelacent intimement pour exprimer à la fois l’ailleurs et l’intériorité.
La publication de Au Corps de l’Inde l’a consacré comme écrivain voyageur.
« Voyager, écrit-il, n’est qu’une manière parmi d’autres de naître toute sa vie. »
Dans les mains du soleil, carnet de voyage amoureux au Rajasthan (Ed Alternatives) son deuxième livre sur l’Inde, marque un virage radical dans son art de peindre et sa langue d’écrivain. « L’Inde offre à tout occidental la chance décisive de voir sa vie chavirer. »
Après avoir très récemment figuré dans la très remarquable exposition collective « Le monde au bout du crayon », organisée par le musée de la Poste, Simon expose à la Galerie / librairie Impressions une sélection des plus belles planches de son dernier livre consacré à l’Inde (Dans les Mains du soleil) et de peintures à l’huile traversées par un style renouvelé.
Revue de presse
La naissance d’un écrivain voyageur mérite d’être signalée. Elle n’est pas chose aussi courante qu’il y paraît. Le travel writer vit en état de voyage permanent, son écriture est indissolublement liée à sa vagabonderie, et à feuilleter simplement Au Corps de l’Inde, de Simon, le lecteur expérimenté se dira : « Tiens, en voilà un ! » Jacques Meunier, LE MONDE
Simon écrit comme il dessine. Léger et juste. Simon dessine comme il écrit. Et puis il suspend son souffle et note au détour d’une page : « L’Inde : grand écart. » Des « carnets de voyage » à savourer, peut-être à chérir. Catherine David, LE NOUVEL OBSERVATEUR
Les carnets de voyage sont peu publiés. Exercice de style périlleux, ils sont pourtant les témoins privilégiés de l’intimité du voyage. Simon part en Inde, par fuite, par besoin, et, comme beaucoup, il est touché par l’Orient, par les hommes, par la culture. Le résultat, un ouvrage où les lavis se mêlent aux récits, les récits aux dialogues, les dialogues aux poèmes, les poèmes aux aquarelles. TREK MAGAZINE
Une étrange plongée dans le ventre de l’Inde, avec des accents très sincères. LE POINT
L’Inde au cœur. Le récit de voyage est un art délicat, qui nous vaut le meilleur et le pire. Le meilleur, on l’a ici avec l’album que l’écrivain et peintre Simon consacre à l’Inde, et plus particulièrement à la région du Rajasthan. Son récit est un modèle du genre, qui sait nous restituer à la fois l’âme et et la beauté de ce lointain pays, à travers mille et une sensations. Tout y est fidèlement retranscrit, la beauté et l’étrangeté des paysages, la force des couleurs, les caractéristiques des habitants, leur us et coutumes. Sensible, constamment aux aguets, Simon voit tout, saisit tout, l’essentiel, qui permet d’aller au fond des choses, comme l’anecdotique, qui donne son sel au voyage. Le tout est rehaussé par de magnifiques croquis d’une vérité et d’une profondeur qui impressionnent. Recommandé.” OUEST FRANCE
En 1973, je suis venue au monde, quelque part dans une jungle féerique du Cambodge.
J’étais une petite fille prête à dévorer la vie, amoureuse de son papa.
Cette histoire aurait pu être celle d’un conte de fées.
Mais les adultes n’aiment pas les contes de fées et Pol Pot avait de grands desseins pour un Cambodge nouveau.
Haute comme trois pommes, c’est ainsi que j’entrai par la force, la peur et la violence dans l’univers des grands.
La révolution était en marche et les enfants devaient devenir grands.
J’avais deux ans, un nouveau père et une nouvelle mère uniques : l’Angkar.
J’apprenais un jeu qui me dépassait où, pour ne pas perdre, il fallait survivre.
Où, pour survivre, il fallait résister à une mort qui offrait pourtant plus de douceur que la vie.
Dans ce jeu, le rire était criminel mais les larmes étaient interdites.
Le génocide était en route.
RECIT
Phnom Penh - Avril 1975
Par une journée ensoleillée au lendemain du nouvel an Cambodgien, le destin promis à la Noireaude, petite fille espiègle, amoureuse de son papa, est bouleversée par l’entrée d’une chenille en Pyjama noir qui surgit dans la capitale, expulsant sa famille et deux millions d’habitants vers les campagnes.
Propulsée sur les routes inconnues de ce qui sera l’un des génocides les plus tragiques du XXème siècle, La Noireaude est embarquée dans une marche assassine où tout est mis en place pour liquider le peuple des impurs: Les urbains, les intellectuels, les dissidents à la nouvelle organisation mystérieuse et toute puissante : L’Angkar.
Du jour au lendemain, l’enfant est prise au piège d’une utopie idéologique qui s’empare du Cambodge. Chaque jour devient un apprentissage mortel.
À travers son récit pur, vierge, sincère, La Noireaude, petite fille gourmande de vie, nous prend par la main pour traverser la période du génocide en ignorant la mort tant qu’elle peut. Les yeux rivés sur la vie, elle s’accroche à l’imaginaire, le beau, le doux, en célébrant secrètement les nourritures rares et l’amour interdit.
Grâce à son regard parallèle et sans artifice, la Noireaude a survécu et s’est métamorphosée en une maman comblée et joyeuse. Surgi du fin fond d’une mémoire que le traumatisme avait scellée pendant trente ans, La Noireaude revient aujourd’hui témoigner au nom de l’enfance sacrifiée et mutilée.
Racontée avec une déroutante candeur et avec la sagesse lucide de l’enfance « Les
Larmes Interdites » est le récit édifiant d’une petite fille qui brave la mort et s’accroche à la vie, portée par l’amour, l’imagination et sa détermination têtue de
vivre coûte que coûte tandis que l’Angkar a programmé l’anéantissement du peuple
Cambodgien au nom de la création d’une nouvelle société de race pure égalitariste et
communautaire, méprisant l’individu.
Une leçon de vie aux adultes où l’imaginaire et l’amour interviennent pour rattraper l’enfant à la vie.
Une histoire d’amour et de courage
CONTEXTE
Le Cambodge de 1975 à 1979
En avril 1975, après une guerre civile de cinq années et des bombardements américains intenses de 1970 à 1973, un groupe connu sous le nom des Khmers rouges et dirigé par un mystérieux PolPot prend le contrôle du Cambodge et s’empare de la capitale Phnom Penh.
Portés par l’idée que les Cambodgiens ont été contaminés et corrompus par les idées de l’occident capitaliste, les miliciens vident la ville en une journée, expulsant deux millions d’habitants vers les campagnes. Les intellectuels, médecins, avocats, policiers, officiers de l’armée sont identifiés avant d’être liquidés tandis que les autres sont dispatchés dans les villages pour y commencer des travaux forcés destinés à servir l’Angkar, la nouvelle organisation mère du Cambodge.
Le but de l’Angkar est de créer une société nouvelle dans laquelle tout le monde est égal et tout le monde travaille pour le bien commun. Pour ce faire l’organisation a pour programme de « rééduquer » tous les citadins. Les Cambodgiens sont divisés en catégorie reflétant la confiance que les Khmers rouges ont pour eux. Généralement ceux venus des campagnes et de la terre sont les plus dignes de confiance. Ils sont appelés les anciens. Les autres, ceux qu’il faut complétement rééduquer, les citadins, sont appelés les Nouveaux. Ceux qui faillent à une rééducation arbitraire sont exécutés dans les champs qui entourent la commune ou envoyés dans des prisons où ils sont torturés avant d’être executés (notamment dans la tristement célébre prison de Tuol Sleng, égalemen connu sous le nom de S21) .
Pendant près de quatre ans, les Khmers rouges imposent des lois et des politiques absurdes qui conduisent à la mort de près de 2 millions de personnes par le travail, la famine, le massacre et la torture.
En Janvier 1979, le Vietnam communiste envahi le Cambodge et chasse les Khmers rouges. Beaucoup de survivants fuient vers les camps de réfugiés Thailandais et sont envoyés aux Etats Unis ou en Europe.
Performance Noé Nguyen
16 mai 2011
Nouvelle vision de Chine - photographies
8 mai 2011
Exposition de neuf photographes
Nouvelle vision de Chine
Exposition du jeudi 12 mai au samedi 4 juin 2011
Vernissage jeudi 12 mai 2011 à partir de 19 h
L’exposition « NOUVELLE VISION DE CHINE » nous fait découvrir neuf jeunes photographes chinois et français. Les huit photographes chinois ont tous fait leurs études à la « BEIJING FILM ACADEMY », au département de photographie. Ils viennent de différentes régions de Chine et se sont rencontrés en étudiant la photographie à Beijing. Dans cette ville à la fois ancienne et moderne, tout peut être changé ou détruit, du plus ancien au plus récent. Beijing est un mélange de tradition et de modernité, mais aussi de campagne et de ville. Les paysans et les citadins, les intellectuels et les ouvriers, originaires de Beijing ou y habitant de manière provisoire pour y travailler, la vie quotidienne et le destin, les errances, tout se mêle jusqu’à la mort.
Ces jeunes photographes saisissent ce que la ville fournit et aussi supporte. L’embarras, la souffrance de ce grand écart permanant imposé avec ce que l’on appelle « modernité ». Considérés comme la nouvelle génération de photographes, ces photographes expriment une compréhension et une perception nouvelle de la vie et du quotidien en Chine.
Jiong ZHU et Yi GUO expriment leurs impressions de la capitale de la Chine sous forme de documentaires photographiques et d’images numériques. Si Cong SUI et Can Guo LIU nous montrent une autre façon de percevoir la vie quotidienne. Yang SONG et Chun Guang LI se sont concentrés sur l’espace privé, la solitude intime des urbains. Xiangyi JIN exprime sa pensée sur la vie et la mort en photographiant la culture des tombes propres à la région wenzhou, une ville très particulière en Chine. Cette œuvre parle aussi de la vie des immigrées wenzhounais en France. Jasmina TOMIC, seule photographe française dans cette exposition, travaille sur la vie et l’état d’esprit des habitants chinois dans un quartier à Beijing.
Cette exposition mélange des réflexions différentes sur la situation actuelle de la Chine menées par des photographes venant de différentes régions de Chine, et qui travaillent dans différents domaines de la photographie en Chine et en France. La Chine est un pays à part aujourd’hui. Les chinois se trouvent partout dans le monde. Les jeunes photographes que nous exposons veulent nous amener vers une nouvelle compréhension et nous donner des nouvelles impressions sur la Chine par leurs réflexions en image.
Tous les photographes de cette exposition ont participé à la mission « voyage » organisée par la Beijing Film Academy et le département de photographie de l’Université de Paris8. Une partie des photographies est issue de ce projet.



















