EXPOSITION KIF NEPAL

Photos d’Antoine Roulet

du 26 janvier au 25 février 2012

Vernissage le jeudi 26 janvier 2012 à partir de 19 heures

et le dimanche 29 janvier 2012 à partir de 15 heures

Je suis allé au Népal deux fois trois semaines, en janvier et avril 2011, dans le cadre d’un projet collectif avec huit photographes : quatre Européens, trois Népalais et un Chinois, en vue d’éditer un livre de photographies sur Lumbini, le lieu de naissance de Bouddha, dans le Sud du Népal. Ce livre, co-édité par ALLIANCE et l’UNESCO sortira fin 2012.

J’ai profité de mes séjours sur place pour réaliser des photos plus personnelles qui sortaient du cadre de la commande. Ce sont ces photographies qui font l’objet de l’exposition KIF NEPAL.

Le Népal est un pays à multiples facettes. Loin de l’image des baba-cools des années 70, le tourisme est désormais principalement constitué de treckeurs qui tentent de se mesurer à l’Everest ou l’Annapurna. La montagne est omniprésente, toujours en toile de fond. Mais je me suis davantage intéressé aux gens qu’aux paysages. Les Népalais adorent être pris en photo. Un régal pour un photographe ! Je m’en suis donné à cœur joie, sillonnant le pays et faisant de beaux clichés et de belles rencontres…

L’aspect religieux du Népal est incontournable, c’est un pays essentiellement hindouiste. Ganesh, la divinité des Arts et de la Réussite m’a soutenu et protégé ! Le pays accueille aussi de nombreux réfugiés Tibétains et le bouddhisme y tient une place particulière que l’on retrouvera dans cette exposition.

Photographie et voyage sont indissociables pour moi. J’ai pas mal baroudé ; le Népal est le 42ème pays que je visite. C’est peu sur 193 Etats membres des Nations Unies, mais c’est relativement important au regard de ce que la moyenne de nos concitoyens a la chance de visiter. A chaque fois, j’aime prendre mon temps, aller à la découverte de la culture comme de la cuisine locales, partir seul, ce qui permet d’entrer plus facilement en contact avec la population et de découvrir un pays par l’intérieur…

Antoine Roulet

Toutes les photographies exposées sont éditées en série limitée à 7 exemplaires, quelque soit le format. Les tirages sont contrecollés sur support aluminium. Chaque exemplaire est titré, numéroté de 1 à 7, daté et signé au dos.

Concert de Jazz

20 janvier 2012

Concert de jazz samedi 21 janvier à 17 heures
Philippe Renaut, saxophone
Christian Lim, clavier
A l’occasion de la clôture de l’exposition de Hyun Jeung, ce duo vous invite à goûter compositions et arrangement de standards de jazz. Préparez-vous à un voyage sonore à la fois ludique, intimiste et lyrique, au gré des mélodies de Coltrane, Jobim et Monk. Rendez-vous pour le départ sous les voûtes de la Galerie Impressions…

La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à une lecture de littérature coréenne le dimanche 15 janvier à 17 heures.

Lecture par Françoise et Philippe Nottin.
La Corée romancière à travers :

“Le vieux jardin” de HWANG SOK-YONG (né en 1943),

“La vie rêvée des plantes” de LEE SEUNG-U (né en 1959),

“Le poète” de YI MUNYOL (né en 1948).

Participation aux frais : 5 euros

Vernissage jeudi 8 décembre 2011 à partir de 19 heures

Exposition du 7 décembre 2011 au 21 janvier 2012

(fermé du 22 décembre au 10 janvier)

ouvert les mercredi de 18h à 21h et samedi de 14h à 20h

La première chose qui étonne dans l’oeuvre de Hyun, c’est que chaque tirage est fondamentalement et délibérément unique. Pourtant, la gravure est traditionnellement une technique de reproduction. Pour Hyun, elle est au contraire un véritable art du processus qui, paradoxalement, donne à voir les variations à travers la répétition.

L’observation des étapes de la gravure révèle un étonnant foisonnement d’espaces-temps où l’inattendu, l’indéterminé viennent infléchir la trajectoire de la technique. Par exemple, le contact de la matrice et du papier, loin d’être un simple transfert d’image, offre un champ de fluctuations qui, pouvant être perturbatrices, sont parfois créatrices. L’épreuve possède donc deux composantes : ce que l’on a prévu et ce qui ne peut l’être. Une des clés du travail de Hyun consiste à ménager des espaces où ces fluctuations peuvent s’exprimer. Elle laisse ainsi place à une force qui n’agit que lorsque l’artiste se retire: celle du Vide.

Graveur et céramiste, Hyun expose régulièrement en France, en Corée et en Tunisie. Plusieurs des ses oeuvres ont été acquises par la Bibliothèque Nationale de France et le Ministère de la Culture tunisien. Elle a été sélectionnée pour les prix GRAV’X 1995 et 2007 et lauréate du premier prix de gravure du Salon des Artistes de la Mairie de Paris 2002.

Hyun a grandi en Corée avant de venir en France pour étudier les beaux-arts à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, où elle obtient un Doctorat en Arts Plastiques. Elle participe par ailleurs à des ateliers de gravure aux Beaux-Arts de Paris - notamment avec Jean-Pierre Pincemin. Elle a aussi étudié des techniques de gravure à l’eau à l’université des Beaux-Arts de Beijing.

Carte blanche à Aziart

31 octobre 2011

Photographies de Kaixuan Feng, Iku Kageyama et Philippe Timmerman

Vernissage le jeudi 3 novembre à partir de 19 heures

Exposition du jeudi 3 novembre au samedi 3 décembre 2011

« Carnet d’adresses », Kaixuan Feng:

Chaque année, le 26 Octobre, l’artiste chinoise Kaixuan Feng renouvelle son titre de séjour.
En 2010, une fois son diplôme obtenu, le renouvellement de ses papiers se fait plus difficile. Grâce aux actions d’un comité de soutien, elle continue de vivre et travailler en France sous réserve d’exercer une profession libérale générant un chiffre d’affaire de 16 125 € par an.
Cette situation a inspiré ce projet. Lorsque l’on vit dans un pays étranger, on y est installé de façon temporaire. Ces circonstances génèrent une impression d’inconstance voire d’errance. ” Les objets que j’utilise chaque jour ne m’appartiennent pas réellement. C’est comme si tout ce qui m’entoure était emprunté. Le jour où je quitte le pays je dois tout laisser, n’emportant qu’une valise. ” C’est pour partager ce sentiment de dépossession qu’elle souhaite réaliser ce projet. Les différentes phases représentent le temps qui lui est accordé, le temps rythmé par un compte à rebours.

Acte 1 : « L’emprunt » Exposition d’objets, installation, La Condition Publique à Roubaix, mai 2011
Dans une salle d’exposition, elle a exposé publiquement tous les objets qu’elle possède depuis son arrivée en France il y a cinq ans. Pendant une semaine (la durée de l’exposition), elle a proposé aux visiteurs d’emprunter un objet et de l’utiliser. Elle a donné rendez-vous à plus de cent visiteurs qui ont “adopté” ses affaires, pour se retrouver six mois plus tard (période d’expiration de son titre de séjour temporaire où elle attend une réponse de la part de préfecture) pour qu’ils lui restituent l’objet prêté.

Acte 2: «Toujours être ailleurs, jamais être chez soi» Performances
Alors que le public lui a emprunté tous ses objets, son appartement s’est vidé.
Chaque soir elle part avec sa valise et une adresse pour passer la nuit chez une personne. Le lendemain elle aura une nouvelle adresse indiquée par la personne qui l’a accueillie la veille.

Acte 3 : « Vivre de l’art » Peintures, photos

Pour répondre à l’exigence du chiffre d’affaire imposé, elle a travaillé en tant que professeur de chinois, de calligraphie, de peinture, comédienne, metteur en scène, scénariste, styliste, modèle, animatrice, interprète, retoucheur photo, Zbrusher 3D film d’animation… Lors de l’exposition finale, elle exposera l’ensemble de ses fiches de paye.
Afin de « rendre hommage » à la performance de son voyage d’errance (Acte 2), elle a réalisé une série de photos chez les personnes qui l’ont accueillie. Elle a posé dans le décor des chambres de ses hôtes. L’intention de l’artiste a été de trouver une esthétique à la frontière du reportage et de la mise en scène, ces « reconstitutions du réel » sont à vendre. Cela lui permet de vivre indirectement de ses performances.

Une sélection des photographies est présentée à la galerie Impressions. La totalité des photos sera exposée avec des peintures, installations, vidéos, objets, reprenant les traces de ses performances réalisées durant les six derniers mois , du 3 décembre 2011 au 29 janvier 2012 à Villeneuve-d’Ascq.

Kaixuan Feng a commencé à faire de la peinture à l’âge de 5 ans. Après 4 ans d’études à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts en Chine, elle est venue en France afin d’apprendre l’art contemporain et l’art conceptuel. Dans son travail, elle cherche à créer des passerelles entre l’art et la vie et à atteindre une esthétique relationnelle .

« Voyage incrusté », Kaixuan Feng :

Sa réflexion tourne autour de la métaphore entre l’incrustation d’image et l’intégration dans un pays étranger : « m’intégrer dans un pays étranger, c’est incruster ma propre image dans une autre image: modifier, transformer, déplacer, recadrer, sélectionner, inverser, masquer, balancer, contraster, saturer, teinter, colorer, gommer, convertir, filtrer, associer, dissocier, verrouiller, magnétiser, fusionner… ».
En utilisant des images libres de droit qu’elles retravaillent, elle échappe aux contraintes de temps et d’espace. La question posée est alors la suivante : y-a-t-il un pays hors territoire à partir duquel voyager à l’étranger n’a plus de sens ?

« Re-birth » Iku Kageyama

La série « re-birth » parle des gens qui vivent leurs vies en suivant des voies différentes, en faisant des choix qui conditionnent leurs prochaines étapes , ils se battent pour se frayer un chemin dans des endroits où ils pourraient bien s’être perdus. Ils réalisent qu’ils peuvent renaître s’ils vont jusqu’au bout de leur combat. Les images renvoient aux sensations passées et présentes de personnages dans un même lieu , qu’ils ont choisis car ces derniers contiennent des souvenirs marquants, voir inoubliables. Et donc, en revisitant ces lieux, les souvenirs reviennent en surface; ils peuvent ainsi ressentir le contraste entre leur passé et leur présent.

« re-birth » is about modern people, who are finding different ways to live their lives. It is about people who are trying to come out of their shells, and take the next step away from their struggles with withdrawal at the important stages of their lives. Even if they do not continue going ahead, they are reborn once they have found their way.
« re-birth » is an internal experience that doesn’t happen before the naked eyes ; therefore, Iku Kageyama tried to express « re-birth » through modern photography.

Iku Kageyama habite Paris et New York. Elle a exposé à Paris, Lyon, Lille, New York, Tokyo et Washington. Iku a publié deux livres « who am I ? » et « Re-birth », en vente à la galerie Impressions.


« Calligraphie » de Philippe Timmerman

La photographie est étymologiquement tracé, écriture avec la lumière.
Les corps sont sculptés, écrits par les joies, les souffrances, les blessures, les cicatrices, les rides du temps, les rencontres, la caresse du toucher… L’empreinte du geste confirme que « le plus profond est la peau ».
Faire surgir de l’ombre, des corps, les réécrire, mettre en évidence les rapports de ces corps avec l’écriture, la calligraphie, avec cet ensemble de signes qui renferment les secrets des différentes cultures.
D’autre part, la nature, les éléments du paysage nous offrent de nombreuses évocations anthropomorphes, arbres, galets… aussi le désir de confrontation des visages, des corps avec le végétal, le minéral est fort.
Nous vous invitons à rentrer dans ce jeu de circulation de signes.

Philippe a exposé dans diverses galeries en France ( Paris, Lille, Lyon ) et en Europe , aux transphotographiques et au MOIS OFF de la photo PARIS 2008… Ses tirages sont dans la collection du Centre Régional de la Photographie du Nord Pas de Calais et dans le fonds du centre d’art du bord de la Marne. Dépôt BNF Paris .
Philippe a publié un livre d’artiste « calligraphie » et un livre d’artiste « totem » .

Lecture de contes par Sarah de Caumon - dimanche 16 octobre à 17 h.

Du geste à la parole, de la parole au geste
Sarah de Caumon, enseignante de Qi Gong et conteuse, explore et raconte nos chemins intérieurs faits d’ombres et de lumière. Elle travaille aussi sur l’émission du son et le placement de la voix pour toucher le cœur.
L’ombre recèle la lumière, la lumière révèle l’ombre. Loin d’être ennemies, c’est au contraire de leur dialogue amoureux que naît la vie et les chemins multiples que nous parcourons.
La vibration de la voix donne chaleur et animation à ce cœur-à-corps.
Quelques pépites extraites du “Traité des pigments précieux” ainsi que trois contes nous emmènent en ballade sur les sentiers de notre humanité.

Peintures de Caroline Besse et Yiching Chen

Vernissage le jeudi 6 octobre 2011 à partir de 19 heures

Exposition du 6 au 29 octobre 2011

Peinture sacrée de Caroline Besse

“la plénitude du Souffle vital des Bouddhas et Bodhisattvas”

Parallèlement à son activité de peintre muraliste, Caroline Besse étudie depuis 2002 la Médecine Traditionnelle Chinoise, la calligraphie monastique ainsi que le Dharma auprès de maître Kar Fung Wu, selon la tradition du Bouddhisme Mahayana Chan du Sud, dite de “la simplicité du coeur”.

Ses multiples séjours au monastère chinois de Bodhgaya, en Inde du nord, lui ont permis de comprendre et d’apprécier les codes de représentation de la peinture sacrée bouddhiste chinoise.

Elle intègre ainsi à son travail de peintre les particularités de ces disciplines et développe un travail sur les qualités curatives de la peinture sacrée.

De riches échanges se créent avec les thérapeutes de la médecine douce, sensibles à la justesse des lignes de force corporelles représentées et permettent ainsi de personnaliser les peintures, réalisées sur murs, toiles ou papiers.

Caroline utilise des matériaux choisis pour leurs qualités vibratoires tels que des pigments naturels, des pierres semi-précieuses broyées et des papiers précieux.

Elle partage aujourd’hui son expérience en peinture sacrée en animant des ateliers, en province et à Paris.

“Par leur simple contemplation, les postures tracées des Bouddhas et Bodhisattvas, imprégnant notre corps, donnent à ressentir la pleine circulation du Souffle vital et bonifiant: nos lignes de force se réajustent…

Par la résonance, les couleurs si nuancées et les qualités spécifiques des minéraux en poudre tels que les lapis-lazuli, malachite, azurite, hématite, calcite, cinabre et orpiment viennent oeuvrer en nous.”

Nihon-ga, un art ancestral du Japoin - Yiching Chen

“Epanouissements au coeur du monde végétal”

Yiching CHEN

Master de l’Institut des Beaux-arts à l’Université des arts de Kyoto (Japon)

Professeur au Musée national des arts asiatiques Guimet

Membre de la Fondation Taylor

Née à Taïwan. Au cours de ses études universitaires, elle s’initie en 1998 à la peinture japonaise traditionnelle, le nihon-ga. Elle découvre dans cette discipline le moyen de partager son sentiment profond et fait corps avec elle. Reconnue dès ses premières oeuvres lors d’expositions à Taïwan, elle décide d’en faire son métier.

Acceptée à la prestigieuse Université des Beaux-arts de Kyoto, Yiching bénéficie de l’enseignement du grand maître Takao Yamazaki. Au cours de ces études, elle reçoit de nouveau plusieurs récompenses et distinctions dans des expositions japonaises. Elle remporte en particulier le grand prix du musée Shohaku en 2003 avec le tableau « Potiron », sous la présidence de Atsushi Uemura, peintre éminent qui remarque son travail et l’accueille dans son domaine. Elle réalise sa première exposition personnelle à Kyoto en 2004, puis décide de rejoindre la France pour étudier l’art occidental et puiser dans celui-ci de nouvelles influences.

A Paris depuis 2007, Yiching a réalisé plusieurs expositions personnelles et participé à différentes manifestations artistiques, notamment au Salon des artistes français dont elle a obtenu en 2008 la médaille de bronze. En marge de son activité de création, elle oeuvre également à faire partager sa passion en dispensant une formation au nihon-ga.

Lorsque le Japon lance sa réforme culturelle et politique au VIIe siècle, des étudiants envoyés en Chine véhiculent à leur retour la littérature et les arts de la puissante dynastie Tang. C’est ainsi que le portrait coloré des bouddhas, des femmes et le thème de la nature commencent à exercer leur influence sur l’art japonais, qui se les réapproprie progressivement à partir de sa propre sensibilité. Ce sont ensuite des artistes talentueux (famille Kano, Ogata Kôrin, Yokoyama Taikan, famille Uemura), qui en développent la singularité. Il faut pourtant attendre le XIXe siècle et l’ère Meiji pour que l’ouverture culturelle, accompagnant la modernisation du pays, se double d’un repli identitaire qui fait émerger la notion de nihon-ga (peinture japonaise, par opposition à la peinture occidentale dite yô-ga).

La technique traditionnelle et ses outils font appel à des matériaux puisés dans les règnes minéral, végétal et animal. Des pigments sont mélangés avec un gel organique et dilués avec de l’eau. La peinture ainsi obtenue est appliquée sur un papier marouflé sur panneau bois, sur de la soie ou sur du bois.

Les pigments sont fabriqués à partir de roches principalement, mais aussi de terres, d’insectes ou de plantes, réduits en poudres de différents calibres. Par exemple le bleu est tiré de l’azurite ou du lapis-lazuli, le blanc est obtenu à partir de coquillages, le vert-de-gris est issu de la malachite, tandis que la cochenille produit le carmin, l’indigo un bleu, etc. Tout comme dans les fresques de l’Égypte ancienne, un liant est utilisé pour fixer ces couleurs. Au Japon, il est fabriqué à partir de la gélatine contenue dans la peau et les os des animaux, dans les cartilages des poissons ou encore dans les algues.

La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à l’exposition d’encres et peintures de FAN Xueyi : “Souvenirs épanouis“. Exposition du 8 septembre au 1er octobre 2011.

Vernissage jeudi 8 septembre 2011 à partir de 19 heures

Mon histoire, mon art

Je suis née dans le Nord-Est de la Chine, à la frontière avec la Russie, dans un lieu de la province du Heilongjiang appelé « Le Port des quatre saisons ». Mon père était un simple ouvrier, quant à ma mère, elle a commencé à souffrir d’une grave maladie mentale peu après ma naissance. J’ai quatre frères et sœurs, nous étions donc sept à la maison et très pauvres, la vie n’était pas facile. Nos moyens de subsistance étaient trop limités pour que je puisse aller à l’université, d’ailleurs je n’ai pas beaucoup fréquenté l’école, je ne suis entrée en primaire qu’à l’âge de onze, et uniquement parce que le jour où je me marierais, il faudrait que je sois capable d’écrire mon nom dans le livret de famille.

Le souvenir que je garde de mon enfance, c’est d’avoir cherché ma mère. Eté comme hiver, quelle que soit la saison, il fallait tout le temps qu’elle s’enfuie dans la nature, et j’étais sans cesse à essayer de la retrouver. Pendant ces recherches, je comptais le pas des saisons, suivais du regard les nuages en partance pour le lointain. Le parfum des herbes m’était plus familier que le langage des humains, la beauté des libellules ou des gouttes d’eau plus émouvante que leurs danses. Les lys des vallées, la neige l’hiver dans les forêts m’ont entendue l’appeler. Jamais, en aucune manière, je ne me suis sentie mal à l’aise ou inquiète dans la nature, spontanément j’enregistrais le réconfort qu’elle m’apportait. Je savais que les joies mélancoliques sont inoubliables, que le vrai bonheur est intérieur. Chérir le langage de l’univers, aller au-delà des incertitudes de la réalité, c’est ainsi, de manière naturelle, que j’ai commencé d’écrire. J’en remercie ma mère : ses problèmes m’ont fait connaître ce monde-là. C’est en la cherchant dans le sein de la mère nature que j’ai accompli la partie la plus importante de mon éducation et de mon édification spirituelle.

Le courage et l’enthousiasme accumulés pendant ces années d’enfance m’ont soutenue lorsqu’en 1997 j’ai quitté, seule, ma lointaine région frontalière et suis venue m’établir à Pékin. Pour vivre j’ai été vendeuse de meubles, serveuse de restaurant, j’ai travaillé dans la publicité, mais jamais, en aucune circonstance, je n’ai oublié l’art et la poésie.

Dans un magazine récupéré sur un tas d’ordures, j’ai lu Tagore et compris qu’il disait la vérité de la nature.

Sur la terre enneigée de mon pays natal, quand pour la première fois j’ai entendu à la radio Le Beau Danube bleu, j’ai pressenti que la musique classique était une musique divine.

Entre les pages d’un livre consacré à Xu Wei –cadeau d’un ami— j’ai vu toute la poésie de la peinture traditionnelle chinoise.

La vie a été mon professeur, la nature a guidé mes actions.

J’ai choisi Paris comme première étape de mon voyage en Europe parce que c’était la ville de mes rêves. La ville de Duras, que j’aime tant, et qui avec sa clairvoyance et ses non-dits m’a appris à penser autrement.

Dans le Champ de blé aux corbeaux de Van Gogh, j’ai retrouvé le désespoir et l’obstination de ma mère. Dans les tableaux de Renoir et de Monet, lu les crépuscules et les aurores du pays natal.

Je voudrais, comme Esméralda, porter à boire à Quasimodo.

A chaque minute, à chaque seconde, je sens le monde en train de me donner.

Mon histoire, je la raconte aujourd’hui à travers des médias variés et sur le mode d’expression qui est le mien en tant qu’orientale, pour la partager avec vous. Je veux dire qu’aussi dure soit l’existence, je sais qu’il y a en ce monde la beauté des fleurs qui s’épanouissent, et des délices qui soufflent dans le vent.

A l’occasion de la parution du nouveau livre “L’alimentation des Laotiens.
Cuisine, recettes et traditions au Laos et en France”, la Galerie Librairie
IMPRESSIONS vous invite à venir découvrir le livre et rencontrer l’auteure
Florence Strigler.

Mercredi 29 juin à partir de 19 heures.

Résultat de dix ans d’enquêtes au Laos et auprès des familles lao vivant en
France, l’ouvrage aborde l’alimentation lao dans toutes ses dimensions,
aussi bien culinaires que nutritionnelles, sociales ou religieuses.

À travers l’alimentation, c’est la culture d’un peuple que l’on découvre, ici celle des Lao, ethnie majoritaire du Laos. L’alimentation est une porte d’entrée qui se situe dans le concret des aliments et des techniques culinaires, mais qui s’ouvre aussi sur un monde de symboles, de croyances, de conceptions de la vie. Elle entretient des liens étroits avec la médecine, la religion, les grandes étapes de la vie et de la mort.

Acte banal et quotidien, il n’en est pas moins d’une grande complexité. Ses modalités obéissent à des déterminismes multiples, aussi bien d’ordre biologique que d’ordres culturel, économique, technique, etc. Une approche multifactorielle est donc indispensable si l’on veut comprendre comment se construit l’identité alimentaire. Des jeux complexes d’influences entrent en ligne de compte : effets historiques, générationnels, géographiques, migratoires et sociétaux.

Jusqu’à une période récente, la cuisine lao a traversé les siècles relativement inchangée. L’intégration progressive du Laos dans les échanges internationaux est en train de bouleverser les modes d’approvisionnement alimentaire des familles. Les villes et les villages situés près des axes routiers (ce qui est le cas de la plupart des villages lao) entrent de plain-pied dans une société de consommation, avec des conséquences notables en termes de mode de vie et de santé.

En France, la diaspora lao s’attache à conserver “la tradition”, et l’alimentation en est l’un des supports privilégiés. Parmi les croyances et les pratiques alimentaires traditionnelles, certaines persistent alors que d’autres sont rapidement abandonnées et que d’autres encore se modifient. Les enfants nés en France ont des besoins et des désirs qui induisent de nouvelles habitudes alimentaires au sein des familles, sans occulter cependant des marqueurs identitaires forts.

Exposition Hyun Jeung

18 juin 2011

Prélude à une brise d’été

Exposition du 25 juin - 20 juillet 2011

vernissage le samedi 25 juin à 17h

”Ferme les yeux. Essaie de ressentir… Une infime caresse de l’air sur la peau, presque imperceptible. Une légère fraîcheur… tu peux l’apprécier, si tu essaies”.

Ainsi me parlait ma mère alors qu’enfant j’étouffais sous la chaleur, cette chaleur pesante de l’été coréen, de mon pays. Alors je m’allongeais… Je respirais doucement, attentive. Même à ce jeune âge, je crois que je saisissais ce qu’elle voulait dire… Attendre et écouter ces choses insaisissables, parfois mouvantes et dansantes m’émerveille. Ce vent immobile qui s’apprête à souffler. Cette lumière qui bientôt chatoiera sur mes paupières, mais dont l’ocre pour l’heure semble immuable.

J’aimerais que mes gravures puissent dire un jour cet espoir, ce prélude à une brise d’été qui rafraîchit le corps et apaise l’esprit. Même si la brise en se levant change de cap, et me mène vers un horizon inattendu, imprévisible, mystérieux…

Savez-vous par où soufflera le vent de décembre?

Vernissage vendredi 10 juin à partir de 19 h

Concert de musique indienne à 20 h avec Rishab Prasanna, flûte bansuri et Matthias Labbe, tabla.

La galerie librairie IMPRESSIONS  vous invite à une rétrospective du travail de Simon sur l’Inde, échelonné sur quinze ans depuis son premier voyage en Inde qui lui a inspiré “”Au corps de l’Inde - salué par la presse à sa sortie en 1996,  jusqu’en 2007, date de la publication de ”Dans les mains du soleil”, et à laquelle son travail de peintre s’amplifie sous forme de peintures à l’huile de grand format.

Le temps d’un week-end (vendredi 10 à partir de 19 heures et samedi 11 et dimanche 12 de 14 h à 20 h), vous pourrez vous (re)plonger dans cette somptueuse galerie d’images de l’Inde et être happés par les teintes flamboyantes de ses tableaux !

Simon signera à la galerie tout le week-end ses deux livres “Au Corps de l’Inde” et “Dans les mains du soleil”.

Evénement qui sera aussi rythmé par un concert de musique indienne lors de la soirée de vernissage et d’une lecture-performance à haute voix des textes de son livre, ”Dans les mains du soleil”, par l’auteur lui-même le samedi soir à 18 h.

L’exposition sera également ouverte au public les mercredis 15 et 22 juin de 18h à 21h et le samedi 18 juin de 14h à 20h.

Simon

L’œuvre de Simon, écrivain, peintre et voyageur, est une célébration du mouvement.

Mouvement dans l’espace (voyages ici et ailleurs), mobilité dans les formes créatrices (dessin, peinture, roman, cinéma, récit de voyage, etc.) autant que mouvement intérieur : son travail accompagne les métamorphoses de l’être.

Naissance en Bretagne (1961) et lecture précoce de Jules Verne : d’emblée un pacte est signé avec le départ. Eveillé aux arts par ses parents dès l’enfance, il sait à 12 ans quel sens aura sa vie : conquérir la liberté par l’acte créateur.

Après ses années de formation, où il ne tient pas en place et touche à tout, sa vie se resserre : peinture et littérature, désormais, sont les deux rames essentielles de sa barque. Il navigue de la littérature à la peinture au gré des « vents intérieurs », acharné à briser les entraves et  les enfermements de son temps.

Il partage son temps entre le travail d’atelier et les voyages - atelier ambulant.

En 1996, c’est la révélation : un voyage de six mois en Inde. «La seconde vague de ma vie commence ». L’axe Orient Occident devient une colonne vertébrale de son travail. Il se concentre sur la question humaine ; Simon explore désormais l’homme contemporain à travers le corps : corps voyageur (nomades) corps d’ici et d’ailleurs (Portugais, Indiens, Chinois) corps précaire (Emmaus), corps communs (groupes humains), corps érotique (nus), corps…

Avec le temps, l’œuvre de Simon devient toute entière une célébration du pluriel.

Ses peintures et ses textes puisent leur suc dans les expériences vitales, d’où une production protéiforme : romans,  livres pour enfants, séries de peintures (- Erotiques - Nus - portraits - œuvres politiques - poètes chinois - oeuves sur l’Inde), livres d’art  avec le poète Patrick Audevart (Talismans, Nus, puissance deux) et carnets de voyage, où  l’image et le texte s’entrelacent intimement pour exprimer à la fois l’ailleurs et l’intériorité.

La publication de Au Corps de l’Inde l’a consacré comme écrivain voyageur.

« Voyager, écrit-il, n’est qu’une manière parmi d’autres de naître toute sa vie. »

Dans les mains du soleil, carnet de voyage amoureux au Rajasthan (Ed Alternatives) son deuxième livre sur l’Inde, marque un virage radical dans son art de peindre et sa langue d’écrivain. « L’Inde offre à tout occidental la chance décisive  de voir sa vie chavirer. »

Après avoir très récemment figuré dans la très remarquable exposition collective « Le monde au bout du crayon », organisée par le musée de la Poste, Simon expose à la Galerie / librairie Impressions une sélection des plus belles planches de son dernier livre consacré à l’Inde (Dans les Mains du soleil) et de  peintures à l’huile traversées par un style renouvelé.

Revue de presse

La naissance d’un écrivain voyageur mérite d’être signalée. Elle n’est pas chose aussi courante qu’il y paraît. Le travel writer vit en état de voyage permanent, son écriture est indissolublement liée à sa vagabonderie, et à feuilleter simplement Au Corps de l’Inde, de Simon,  le lecteur expérimenté se dira : « Tiens, en voilà un ! » Jacques Meunier, LE MONDE

Simon écrit comme il dessine. Léger et juste. Simon dessine comme il écrit. Et puis il suspend son souffle et note au détour d’une page : « L’Inde : grand écart. » Des « carnets de voyage » à savourer, peut-être à chérir. Catherine David, LE NOUVEL OBSERVATEUR

Les carnets de voyage sont peu publiés. Exercice de style périlleux, ils sont pourtant les témoins privilégiés de l’intimité du voyage. Simon part en Inde, par fuite, par besoin, et, comme beaucoup, il est touché par l’Orient, par les hommes, par la culture. Le résultat, un ouvrage où les lavis se mêlent aux récits, les récits aux dialogues, les dialogues aux poèmes, les poèmes aux aquarelles. TREK MAGAZINE

Une étrange plongée dans le ventre de l’Inde, avec des accents très sincères. LE POINT

L’Inde au cœur. Le récit de voyage est un art délicat, qui nous vaut le meilleur et le pire. Le meilleur, on l’a ici avec l’album que l’écrivain et peintre Simon consacre à l’Inde, et plus particulièrement à la région du Rajasthan. Son récit est un modèle du genre, qui sait nous restituer à la fois l’âme et et la beauté de ce lointain pays, à travers mille et une sensations. Tout y est fidèlement retranscrit, la beauté et l’étrangeté des paysages, la force des couleurs, les caractéristiques des habitants, leur us et coutumes. Sensible, constamment aux aguets, Simon voit tout, saisit tout, l’essentiel, qui permet d’aller au fond des choses, comme l’anecdotique, qui donne son sel au voyage. Le tout est rehaussé par de magnifiques croquis d’une vérité et d’une profondeur qui impressionnent. Recommandé.” OUEST FRANCE

En 1973, je suis venue au monde, quelque part dans une jungle féerique du Cambodge.

J’étais une petite fille prête à dévorer la vie, amoureuse de son papa.

Cette histoire aurait pu être celle d’un conte de fées.

Mais les adultes n’aiment pas les contes de fées et Pol Pot avait de grands desseins pour un Cambodge nouveau.

Haute comme trois pommes, c’est ainsi que j’entrai par la force, la peur et la violence dans l’univers des grands.

La révolution était en marche et les enfants devaient devenir grands.

J’avais deux ans, un nouveau père et une nouvelle mère uniques : l’Angkar.

J’apprenais un jeu qui me dépassait où, pour ne pas perdre, il fallait survivre.

Où, pour survivre, il fallait résister à une mort qui offrait pourtant plus de douceur que la vie.

Dans ce jeu, le rire était criminel mais les larmes étaient interdites.

Le génocide était en route.

RECIT

Phnom Penh - Avril 1975

Par une journée ensoleillée au lendemain du nouvel an Cambodgien, le destin promis à la Noireaude, petite fille espiègle, amoureuse de son papa, est bouleversée par l’entrée d’une chenille en Pyjama noir qui surgit dans la capitale, expulsant sa famille et deux millions d’habitants vers les campagnes.

Propulsée sur les routes inconnues de ce qui sera l’un des génocides les plus tragiques du XXème siècle, La Noireaude est embarquée dans une marche assassine où tout est mis en place pour liquider le peuple des impurs: Les urbains, les intellectuels, les dissidents à la nouvelle organisation mystérieuse et toute puissante : L’Angkar.

Du jour au lendemain, l’enfant est prise au piège d’une utopie idéologique qui s’empare du Cambodge. Chaque jour devient un apprentissage mortel.

À travers son récit pur, vierge, sincère, La Noireaude, petite fille gourmande de vie, nous prend par la main pour traverser la période du génocide en ignorant la mort tant qu’elle peut. Les yeux rivés sur la vie, elle s’accroche à l’imaginaire, le beau, le doux, en célébrant secrètement les nourritures rares et l’amour interdit.

Grâce à son regard parallèle et sans artifice, la Noireaude a survécu et s’est métamorphosée en une maman comblée et joyeuse. Surgi du fin fond d’une mémoire que le traumatisme avait scellée pendant trente ans, La Noireaude revient aujourd’hui témoigner au nom de l’enfance sacrifiée et mutilée.

Racontée avec une déroutante candeur et avec la sagesse lucide de l’enfance « Les

Larmes Interdites » est le récit édifiant d’une petite fille qui brave la mort et s’accroche à la vie, portée par l’amour, l’imagination et sa détermination têtue de

vivre coûte que coûte tandis que l’Angkar a programmé l’anéantissement du peuple

Cambodgien au nom de la création d’une nouvelle société de race pure égalitariste et

communautaire, méprisant l’individu.

Une leçon de vie aux adultes où l’imaginaire et l’amour  interviennent pour rattraper l’enfant à la vie.

Une histoire d’amour et de courage

CONTEXTE

Le Cambodge de 1975 à 1979

En avril 1975, après une guerre civile de cinq années et des bombardements américains intenses de 1970 à 1973, un groupe connu sous le nom des Khmers rouges et dirigé par un mystérieux PolPot prend le contrôle du Cambodge et s’empare de la capitale Phnom Penh.

Portés par l’idée que les Cambodgiens ont été contaminés et corrompus par les idées de l’occident capitaliste, les miliciens vident la ville en une journée, expulsant deux millions d’habitants vers les campagnes. Les intellectuels, médecins, avocats, policiers, officiers de l’armée sont identifiés avant d’être liquidés tandis que les autres sont dispatchés dans les villages pour y commencer des travaux forcés destinés à servir l’Angkar, la nouvelle organisation mère du Cambodge.

Le but de l’Angkar est de créer une société nouvelle dans laquelle tout le monde est égal et tout le monde travaille pour le bien commun. Pour ce faire l’organisation a pour programme de « rééduquer » tous les citadins. Les Cambodgiens sont divisés en catégorie reflétant la confiance que les Khmers rouges ont pour eux. Généralement ceux venus des campagnes et de la terre sont les plus dignes de confiance. Ils sont appelés les anciens. Les autres, ceux qu’il faut complétement rééduquer, les citadins, sont appelés les Nouveaux. Ceux qui faillent à une rééducation arbitraire sont exécutés dans les champs qui entourent la commune ou envoyés dans des prisons où ils sont torturés avant d’être executés (notamment dans la tristement célébre prison de Tuol Sleng, égalemen connu sous le nom de S21) .

Pendant près de quatre ans, les Khmers rouges imposent des lois et des politiques absurdes qui conduisent à la mort de près de 2 millions de personnes par le travail, la famine, le massacre et la torture.

En Janvier 1979, le Vietnam communiste envahi le Cambodge et chasse les Khmers rouges. Beaucoup de survivants  fuient vers les camps de réfugiés Thailandais et sont envoyés aux Etats Unis ou en Europe.

Dans le cadre de la Nuit des Galeries du parcours Nomades de la Mairie de Paris, la Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à la nouvelle performance de Noé Nguyen.

Performance le jeudi 19 mai de 19 h à 21 h - Egalement Samedi 21 Mai

Exposition de neuf photographes

Nouvelle vision de Chine

Exposition du jeudi 12 mai au samedi 4 juin 2011

Vernissage jeudi 12 mai 2011 à partir de 19 h

L’exposition « NOUVELLE VISION DE CHINE » nous fait découvrir neuf jeunes photographes chinois et français. Les huit photographes chinois ont tous fait leurs études à la « BEIJING FILM ACADEMY », au département de photographie. Ils viennent de différentes régions de Chine et se sont rencontrés en étudiant la photographie à Beijing. Dans cette ville à la fois ancienne et moderne, tout peut être changé ou détruit, du plus ancien au plus récent. Beijing est un mélange de tradition et de modernité, mais aussi de campagne et de ville. Les paysans et les citadins, les intellectuels et les ouvriers, originaires de Beijing ou y habitant de manière provisoire pour y travailler, la vie quotidienne et le destin, les errances, tout se mêle jusqu’à la mort.

Ces jeunes photographes saisissent ce que la ville fournit et aussi supporte. L’embarras, la souffrance de ce grand écart permanant imposé avec ce que l’on appelle « modernité ». Considérés comme la nouvelle génération de photographes, ces photographes expriment une compréhension et une perception nouvelle de la vie et du quotidien en Chine.

Jiong ZHU et Yi GUO expriment leurs impressions de la capitale de la Chine sous forme de documentaires photographiques et d’images numériques. Si Cong SUI et Can Guo LIU nous montrent une autre façon de percevoir la vie quotidienne. Yang SONG et Chun Guang LI  se sont concentrés sur l’espace privé, la solitude intime des urbains. Xiangyi JIN exprime sa pensée sur la vie et la mort en photographiant la culture des tombes propres à la région wenzhou, une ville très particulière en Chine. Cette œuvre parle aussi de la vie des immigrées wenzhounais en France. Jasmina TOMIC, seule photographe française dans cette exposition, travaille sur la vie et l’état d’esprit des habitants chinois dans un quartier à Beijing.

Cette exposition mélange des réflexions différentes sur la situation actuelle de la Chine menées par des photographes venant de différentes régions de Chine, et qui travaillent dans différents domaines de la photographie en Chine et en France. La Chine est un pays à part aujourd’hui. Les chinois se trouvent partout dans le monde.  Les jeunes photographes que nous exposons veulent nous amener vers une nouvelle compréhension et nous donner des nouvelles impressions sur la Chine par leurs réflexions en image.

Tous les photographes de cette exposition ont participé à la mission « voyage » organisée par la Beijing Film Academy et le département de photographie de l’Université de Paris8. Une partie des photographies est issue de ce projet.

Exposition du 7 avril au 7 mai 2011

Vernissage le jeudi 7 avril à partir de 19 heures

“La montagne que l’on voit n’est pas la montagne” - photographies numériques de CHANG ChungLiang

“Les fleurs libérées, légères comme un rêve” - graphimages de SUN WeiShiuan

Les créations de Sun WeiShiuan et de Chang ChungLiang combinent leurs multiples relations entre éléments asiatiques et occidentaux.

Les œuvres de Sun WeiShiuan contenant bien sûr des éléments orientaux, réfléchissent à la façon de représenter caractères chinois et peinture à l’encre traditionnelle à travers un vocabulaire contemporain et international. Sun WeiShiuan expose pour la seconde fois dans la librairie galerie IMPRESSIONS. Ses œuvres sont des créations spontanées, en dehors de ses propres recherches théoriques, Sun WeiShiuan travaillant actuellement sur l’esthétique et l’art chinois contemporain comme doctorante de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Chang ChungLiang, tout d’abord lancé dans une voie originale et contemporaine, intègre aujourd’hui dans son travail la peinture traditionnelle de paysage chinois, dans laquelle apparaît pour lui une véritable essence « nutritive ». Ayant débuté dès son arrivée en France par la vidéo, la photographie et autres images en deux dimensions, Chang ChungLiang se tourne aujourd’hui vers la photographie numérique et cherche donc à intégrer des éléments occidentaux dans des paysages chinois. Objectif photographique et traitement numérique, reproduction et synthèse laissent apparaître des paysages d’une certaine humilité.

自在飛花輕似夢  Les fleurs libérées, légères comme un rêve / Sun WeiShiuan / 孫維瑄

Les œuvres de Sun WeiShiuan sont principalement créées avec des matériaux traditionnels, papier, encre, pinceaux… Les matériaux familiers sont là, mais WeiShiuan ne se restreint pas à ces techniques habituelles, qui limiteraient son expression. Cette démarche et ces travaux de recherche se renforcent ainsi mutuellement et Sun WeiShiuan y manifeste son profond sentiment d’appartenance à sa culture première. Dans l’étude du graphimage contemporain, les performances d’artistes occidentaux ou orientaux lui permettent d’avoir une perspective plus large sur l’écriture. Dans la peinture contemporaine, et surtout dans l’expressionnisme abstrait, WeiShiuan trouve de multiples inspirations. Pour elle, « le graphimage est le vocabulaire contemporain d’un concept assurant que “la calligraphie et la peinture partagent la même origine” ; c’est “obtenir la signification et oublier la forme” ; c’est une création non-figurative, héritière de la culture traditionnelle chinoise et combinant avec une certaine conceptualité de l’art occidental. Le graphimage est une tension entre harmonie et contraste. Comment donner sens aux multi-niveaux et multi-dimensions dans une expression non-figurative ? Point essentiel de mes recherches théoriques, plastiques et créatives. Je souhaite tracer une extension continue du sens, tout en mettant en valeur une “象外之象 image au-delà de l’image ” ».

Le graphimage est chargé de symboles entre l’écriture et l’image. Les mots ne sont pas des mots ; les peintures ne sont pas des peintures. WeiShiuan travaille sur « la ressemblance de la dissemblance » (La théorie de la peinture du peintre chinois - ShiTao). Elle est à l’aise dans la technique même du pinceau, sa force apparaît clairement. Mais parfois toute technique semble s’évader. Le « sans-technique » engendre les « multi-techniques » et du « sans-forme » naît la forme réelle. De ses œuvres jaillissent de nouveaux caractères, dont l’audace et la liberté dépassent l’extrême rigueur de ses propres recherches. Face à ses œuvres, « l’autre côté » de WeiShiuan exprime librement et avec facilité sa pleine vitalité et son enthousiasme pour la peinture. Raison pour laquelle elle a créé cette série à l’aide du poème « Les fleurs libérées, légères comme un rêve ».

Les œuvres de WeiShiuan peuvent être divisées en trois séries, l’encre, le graphimage et la fleur :

- L’encre peut être une métaphore du chaos, le travail de WeiShiuan est ici totalement libre, rendu par de grands traits sur papier de riz, véritables halos naturels.

- Le graphimage, basé sur des caractères chinois déconstruits, crée une autre image, parfois un mot, parfois une phrase, voire même un poème entier. De cette série naît l’ambigüité entre mot et peinture.

- La fleur, quant à elle, possède une expression plus lyrique. Des caractères chinois déconstruits sont re-transformés en une forme de fleur où apparaissent des projections précises d’images mentales et une écriture « émotionnelle ». Les fleurs sont des rêves, expressions les plus sincères de WeiShiuan.

見山不是山 Les montagnes que l’on voit ne sont pas des montagnes - Chang ChungLiang/張仲良

« Les montagnes que l’on voit ne sont pas des montagnes » est la deuxième étape des trois niveaux de conception du satori, ayant pour origine le bouddhisme Zen. Ce nom m’est venu à l’esprit lorsque j’ai terminé ce travail. Avant, il n’y avait pas de relation précise entre ce nom et cette série. En regardant ces photographies je me suis dit qu’il fallait leur trouver un nom. Une phrase m’est alors apparue : « les montagnes qui sont présentées dans ces tableaux ne sont pas vraiment des montagnes ». Cette phrase s’est soudainement liée avec cette conception du maître Zen chinois Ts’ing-iuan Oueihsin (En japonais Seigen Ishin) : « avant qu’un l’homme pratique le zen, les montagnes pour lui sont des montagnes……, pendant qu’il a réalisé une vision intérieure de la vérité du Zen, les montagnes qu’il  voit ne sont plus des montagnes ; mais après l’étude du zen, lorsqu’il parvient réellement à l’asile du repos, de nouveau les montagnes sont encore des montagnes……. » (On trouvera cet aphorisme dans l’ouvrage de D.T. SUZUKI, Essais sur le bouddhisme Zen, Albin Michel, 1995, Paris).

Dans la vie quotidienne on utilise souvent cet aphorisme pour expliquer le processus de notre compréhension d’une chose nous étant inconnue auparavant. Lorsque l’on se plonge trop dans la recherche concernant un objet, celui-ci ne nous apparaît plus de la même façon, seul son aspect le plus profond est perçu et l’on s’y perd. Il faut s’éveiller pour percevoir la montagne comme la montagne. C’est aussi comme dans le rêve d’Alice, tout ce que l’on rencontre est différent, irréel, une situation sans logique.

Le maître du Zen dit que le phénomène de tout ce qu’on voit vient de notre cœur. Par conséquent, l’image devant nous est créée par notre imaginaire. L’objet nous apparaît donc sous différents aspects selon notre état d’esprit. La transformation et l’imaginaire de la création artistique est alors présente. « Les montagnes que l’on voit ne sont pas des montagnes » a deux aspects pour cette série de photographies : le premier veut que les papiers, traversés par ma vision, se transforment en forme de montagnes. C’est mon regard sur l’objet papier, mais ce n’est pas l’objet papier lui-même ; l’autre aspect veut que les montagnes que les spectateurs y voient ne soient pas de vraies montagnes.

Dans cette exposition, une partie consiste à « reprendre la montagne en photographie ». Je reprends les peintures chinoises que j’ai photographiées, puis j’intègre des personnages dans l’image même pour former un effet de focus, entraînant la narration. Et puis je rajoute un effet de perspective, pour que l’on voie un tableau comme de bas en haut. Il se présente comme un trapèze, ou une forme proche du triangle. (Le mot montagne dans la calligraphie chinoise s’écrit 山et ressemble à un triangle). La seconde partie s’approche de « la montagne pliée ». J’abandonne les techniques utilisant le pinceau, donc la peinture, pour reproduire l’image : je traite les papiers comme la montagne même. Comme le papier est léger et très fin, lorsqu’on le prend en main ou qu’on le pose, il prend une forme merveilleuse.  Plié, sa forme est plus riche encore. Sa nouvelle texture offre un volume intéressant pour le travail. Je le photographie, puis l’imprime sur un papier photo plat. L’objet change ainsi de caractère et donne naissance à une autre forme, une autre figure : « les montagnes que l’on voit ne sont pas des montagnes ».

Les formes de ces montagnes sont en papier de riz, je peins de façon aléatoire à l’encre de Chine. Après le passage de l’encre, le papier, humide, forme le volume. Il est instable dans notre temporalité. Pris en photographie, cet objet est fixé sur le papier photographique et devient statique, presque éternel. Le papier plié ne représente pas entièrement la forme de la montagne, étant plus libre que la persistance triangulaire de la montagne. Sa forme incertaine laisse plus de place à l’imaginaire. Le peintre chinois ShiTao parlait de « la ressemblance de la dissemblance ». Et ces formes incertaines s’approchent de la « réalité » de la montagne en passant par un « sembler quitté, sembler collé ».

Article realisé par Chang ChungLiang

La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à rencontrer Françoise Sironi pour une conférence sur l’expertise psychologique de Duch qu’elle a réalisée en 2008 dans le cadre du Tribunal Spécial Khmers Rouges.
Samedi 26 mars à 17h
C’est dans le cadre de l’exposition du Collectif UP, que Françoise Sironi, Psychologue- Psychothérapeute, présentera l’expertise psychologique de Duch qu’elle a réalisée en 2008, à la demande du Tribunal Spécial Khmers Rouges. Duch a dirigé le camp de torture et de mort S21 à l’époque des Khmers Rouges et est de ce fait responsable de près de 17 000 morts.
Françoise Sironi a rencontré l’accusé au cours de seize entretiens. Dans un premier temps, elle rappellera le contexte de ce procès historique, puis présentera les objectifs et les méthodes utilisées pour réaliser cette expertise psychologique. Enfin, elle nous parlera de l’attitude de Duch durant ces entretiens, et des conclusions qu’elle a exposé devant le Tribunal, le 31 août et le 1er septembre 2009 à Phnom Penh.
Françoise Sironi est spécialiste des traumatismes intentionnels et des psychopathologies des violences collectives, elle est Maître de Conférence à l’Université de Paris VIII, Expert près la Cour d’Appel de Paris, et Expert près la Cour International de La Haye.

Expo collective UP

26 février 2011

Exposition du 3 mars au 2 avril 2011.

Vernissages jeudi 3 mars à partir de 19h et dimanche 6 mars de 15h à 19h

Collectif Up :

Olivier Guilbaud, Sylvie Léger, Jean-François Leuret, Suntta Li, Valérie Robert

www.exposition-up.fr

Pour sa deuxième édition, l’Exposition Up et son collectif d’artistes sont invités dans l’univers de la Librairie-Galerie Impressions. Peintres, photographes, parfois les deux, ils se connaissent de longue date avec l’art contemporain comme point central de leur complicité.  Leurs univers n’en sont pas moins très variés à l’image du thème de « l’eau » qui les réunit cette fois-ci, mais qu’ils ont traité de manières très différentes.

Symbole de la sagesse taoïste car « elle n’a point de contestation », l’eau fait partie intégrante du yin et s’oppose au feu, le yang. Dans la peinture traditionnelle chinoise, on la retrouve également associée à la montagne. « En chinois, l’expression Montagne-Eau signifie, par extension, le paysage » précise François Cheng dans son ouvrage « Vide et Plein”. Dans “Peinture Chinoise, Tradition qi“, les auteurs précisent que « la roche est dure, inébranlable, l’eau est molle et accommodante. Mais l’eau use la roche et le mou peut être plus fort que le dur. » Par extrapolation, l’eau représente l’existence, un cheminement entre des terrains parfois accidentés, mais qui peut mener au bien-être si l’on sait suivre le courant.

Dans l’art contemporain, la symbolique de l’eau a changé, mais celle-ci s’avère tout aussi précieuse, apparaissant sous des formes diverses. D’abord, elle peut être matière avec laquelle on joue comme chez Valérie Robert dont les paysages à l’encre de Chine doivent autant à sa sensibilité qu’à la diffusion de l’élément liquide sur le papier.  Il en résulte un univers végétal, onirique et poétique dans lequel l’esprit se laisse porter. Oxygène et hydrogène : les composants chimiques de l’eau ont aussi le pouvoir de changer les couleurs et les formes des choses. Dans son travail, Jean-François Leuret utilise l’oxydation des matières minérales et métalliques et fait intervenir les éléments comme la pluie pour forger littéralement le papier.  Le processus crée la matière et celle-ci n’imite pas le paysage : elle le compose.  Élément insaisissable,  l’eau défie l’espace, mais devient rectiligne sitôt qu’elle s’étire. Dans sa série de peinture abstraite, Suntta Li tente de contrôler le liquide qui s’étale toujours de haut en bas, attiré par le sol, mais construit avec lui un univers à la fois géométrique et pictural.

Peinture et photo : deux disciplines où la lumière est primordiale. En jouant avec elle, l’eau se transforme en sujet, devient un élément moteur de la composition. Peinture, photo : l’une renvoie à l’autre dans le travail de Sylvie Léger. La photo fixe l’eau : “la peinture à l’état liquide” pour évoquer des paysages entre fiction et réalité. Les personnages posés là sont des traits d’union entre la peinture et la photo. L’eau comme un miroir renvoie des images et nous invite à plonger dans une autre dimension pour perdre le regard et refaire surface ensuite. Dans ces « Encres Photographiques », Olivier Guilbaud s’inspire des techniques dites du “Papier à la cuve”, où des encres sont déposées sur la surface de l’eau pour composer des motifs qui seront reportés par simple contact sur le papier. Les teintes reflétées, la lumière, les mouvements de l’eau, permettent la création d’un travail similaire qui sera transcrit sur ses photographies.  La réalité du sujet photographié se trouble et disparaît, pour donner naissance à une autre image, une autre vision, une autre matière.

Au départ incolore et limpide, l’eau se dévoile sous bien d’autres aspects à travers le travail de ces cinq artistes. Une fois encore, la qualité du travail du Collectif Up nous touche par sa sensibilité et sa richesse, épousant subtilement la mécanique des fluides.

Peintures CHO Nan-Young

29 janvier 2011

“Mon journal - ton journal”

Vernissage le jeudi 3 février 2011 à partir de 19 heures

Exposition du 3 février et 26 février 2011

Devant la toile, je suis confrontée chaque jour au problème « qu’est ce que je peins ». Cela me conduit à regarder et à noter ma quotidienneté, comme si j’écrivais un journal sur ce que j’ai vu, ce que j’ai ressenti, ce que j’ai fait et ce qui s’est passé. Tout ce qu’il y a dans ma vie, mais tout ce qui est semblable dans la vie de l’autre, tout cela, c’est notre vie. A partir de cette « banalité » quotidienne, je réalise une peinture en mettant une personnalité, mon interprétation personnelle, pour échapper à la banalité. Ainsi, avec mes images, je voudrais produire aux « regardeurs » une anecdote pour raconter ou laisser imaginer une histoire. ”

L’affect qui s’attache à mes peintures passe par une contemplation des choses, corps, objets ou nature (paysages) qui m’entourent dans ma vie actuelle mais aussi par l’évocation de mon origine. Alors il est possible de dire que mon art va rechercher ses sources à la fois dans une revisite des moments passés et à la fois par une fouille dans ma mémoire personnelle.

Les figures que produit mon travail émergent de la peinture et aussi du tirage d’un tissu expansé qui est ensuite collé. Par la conjugaison de ces deux techniques, une image se détermine dans la toile. Coller des tissus en lambeaux produit des lignes et attire la continuité au moment de leur rupture par la création de liaisons des lignes entre elles ; l’ensemble des lignes crée ainsi sa propre profondeur par un jeu “traversant” et permet d’aborder une autre perspective. L’acte de coller le tissu tiraillé est donc un point de départ de mon travail et il joue un rôle capital.

L’image ainsi produite est un écran qui traduit une histoire par le jeu du tirage du tissu et le jeu des couleurs. C’est un croisement car ce qui s’est passé hier est réinterprété avec le regard d’aujourd’hui. Mes peintures situées entre le réel et l’imaginaire parlent des émotions du passé, des souvenirs et de la déformation qu’ils subissent avec le temps. Le rapport entre ces deux espaces temporels nourrit mon art dans l’idée d’une continuité.

CHO Nan-Young

CHO nan-young est née en Corée du Sud. Elle a étudié à l’Université Paris 1 (Panthéon- Sorbonne) et obtenu un titre de docteur en Arts Plastiques. Après 5 expositions personnelles et plusieurs expositions en groupe, elle expose à la galerie/librairie Impressions ses dernières créations de peintre.

Consultation du Yi Jing
avec GupaJuhe

le mercredi de 18h à 21h et le samedi de 14h à 20h jusqu’au 29 janvier 2011

(Participation libre - Sans rendez-vous)


Musique traditionnelle mongole et chinoise “L’esprit des steppes”

Le jeudi 16 décembre 2010 à 20 heures

Un second concert est prévu à 21 heures.

Improvisations sur des thèmes traditionnels mongols et chinois

Avec :
Vivianne Bruneau-Shen au Guzheng (cithare chinoise à 21 cordes)
Gantchineg Sandag au Shanz (Banjo mongol à 3 cordes à long manche)
Bouzhigmaa Santaro au Morin Khur (vièle à tête de cheval mongole)